RÉSULTATS
Nous n'avons pas constaté, ainsi que l’attestent nos observations, d'élévation de la pression artérielle sous l’action du colchique. ge
Chez quelques-uns de nos sujets, et dès les premiers jours après leur entrée à l'hôpital, nous avons noté un léger abaissement de la pression qui s’est maintenu dans la suite, sensiblement au même degré, et qu’il est légitime d'attribuer au séjour au lit et au repos.
Nous concluons de nos observations : Le colchique est un médicament bien toléré, en général, par l'organisme, et qui n'a influencé, en aucune façon, la pression artérielle chez les sujets que nous avons suivis, dont la plupart étaient des « pathologiques ».
Nous nous excusons de ne pas présenter précisément d'observations « d'attaques de goutte ». La Goutte n’est guère une affection d'hôpital. Les malades qui y viennent, s'ils présentent parfois des manifestations d’origine goutteuse, ou des séquelles de la Goutte, n’ont que rarement « l'attaque de goutte » à proprement parler, et nous aurions peut-être attendu longtemps pour trouver à l'hôpital de « vrais goutteux ».
Le fait, qu’il était intéressant de préciser, était de savoir s’il est exact que la pression artérielle varie — et dans quelles limites — sous l’action des préparations
de colchique.