‹ Le colinmaillard operacomique, en un acteChapitre 8 sur 23 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Vous désires saroir Si TOUS aliei pouToir Tout k TOtre aise voir Cette beauté chanuaote

Si noos déciderons *

Que nous tous laisserons A de jeunes tendrons Taire une cour galante T. ..

LE BARON

Justement.

LÉOMDAS.

Est- il rien de plus tentant Que courir les amourettes Par ce beau temps !

Quand luit un soleil joyeux On aime a conter fleurettes A qui mieux mieux !

Les ruisseaux,

Les oiseaux,

Le gazon,

La saison.

Tout porte au cœur, je tous jure.

Dans ce paisible séjour ; *

Et l’eniTrante nature S’emplit de (eux et d'amour !

(Le Baron impatienté tire sa montre. — Les trois jeunes gens l'entourent en riant.)

Mais nous axons, bêlas I Pris TOtre place !

Vous TOUS dites tout bas Que le temps passe Et je comprends parfaitement Pourquoi, dans un pareil moment.

Vous désirez saroir Si TOUS ailes pouToir Etc., etc.

ENSEMBE.

Vous désirez savoir, etc.

{Nouveaux gestes cPimpatience du baron. — Les trois jeunes gens sortent par le fond en riant aux éclats)

LE COLIN-MAILLARD

scÈNx m.

LE BARON, seul.

Enfin, me voilà seul !... Il est quatre heures à ma belle montre qui a souvent sonné l’heure du plaisir I... Cette petite ne saurait tarder I Encore une qui tombe dans mes filets !... (Riant.) Ah ! ah ! ahl... gros libertin ! (Il se frappe sur le ventre.) Quand je pense qu’en mil sept cent seize, à râgede vingt-cinq ans... je fus sur le point d’entrer dans le respectable corps des maris !.. Ahl ah! ah !... j'ai diablement bien fait de planter là ma fiancée, le jour do la cérémonie !.. Je n’étàis pas riche alors !... et sans la banque de monsieur Law, qui m’a fait gagner do bons sacs d’écus... je serais marié... oui, pardieu ! je le serais!... je le serais !... (Se penchant pour écouter.) C’est elle sans doute. .. (fl s’e/ance vers la droite et se heurte contre Casimir Bonneau.) Holà!... encore un importun!

scKsns IV.

LE BARON, CASIMIR. (Il porte sur son épaule un vaste panier suspendu à son parapluie,)

Pardon!... je vous salue. (Posant son panier au pied d'un arbre.) Ouf! que mon dîner est lourd!

LE BAKON.

Son dîner!...

Nous serons très-bien sous ce gros arbre... (Il s'assied et s'essuie le front avec son mouchoir.)

LE BARON

Hein?

CASIMIR

Plalt-il ?

LE BARON, donnant un coup de pied dans le panier. Faites-moi le plaisir do transporter vos provisions pins loin...

CASIMIR

Pourquoi?... (Se levanL) Est^ie que le bois de Meudon n’est pas à tout le monde et au roi ?

LE BARON

Il n’appartient pas aux gens de votre espèce.

CASIMIR

Permettez I... (Il salue.) Je suis un homme connu dans mon quartier!... Je me nomme Casimir Bonneau.

Et moi, je suis le baron de la Verdure.

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