SCENE IV
CASIMIR, à part.
Un baron ! ‘ '
LE BARON
Etjo vous prie de... {Il lui fait signe de s’en aller.)
CASIMIR, timidement.
Impossible ! ’
LE BAIION.
Impossible I , . . ,
CASIMIR
J’attends ici toute ma société!... trois nièces... et une sœur
LE BARON, à part.
Décidément la place n'est plus tenable I
Une sœur très-aimable, ma foi ! et très-bien conservée pour son âge...
LE BARON
Au diable !
CASIMIR
Elle n’a quarante ans que depuis trois jours...
LE BARON
Vous m’ennuyez 1 ,
CASIMIR
Si quelqu’un en voulait, je la lui donnerais tout de suite.
Le BARON.
Allez vous promener !
CASIMIR
Elle s’imagine que tout le quartier Saint-Denis brûle en son honneur... et voilà vingt ans qu’elle cherche un mari !... {Il regagne en riant son panier.)
LE BAJION, à part.
Il n’y a plus qu’un parti à prendre I Je cours au-devant do ma belle !...
{Il s’éloigne rapidemerit et disponrait derrière les arbres.)
CASIMIR, visitant ses provisions.
Aussi quand elle m’a dit qu'élle viendrait à Meudon pour prendre une commande chez madame de Lauraguais, je l’ai lait accompagner par ses trois Hièces... et je suis parti en avant pour examiner les localités. {Il se retourne et cherche le baron des yeux.) Eh bien !.,. Il est parti 1... ma foi ! j’en suis fâché ! {Se levant.) Il me plaît, ce baron ! il a de l’esprit, de la distinction dans les manières... Et puis, quand on est avec lui, au moins on n'est pas .seul... et j’ai vu dans les opéras de monsieur Quinaolt (ju il rôde dans les forêts toutes sortes d'é-
16 LE COLIN-MAILLARD
très que je ne me soucierais pas de rencontrer... Mais, qui va là? Ah ! que je suis bétel... c’est le joyeux organe de ma famille.
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