III
» » I\' ou IIII et ainsi de suite.
Ce mode de numération figure sur les monnaies jusqu'au règne de Constantin L' ; elle réapparaît de nouveau sous Théodose II, puis elle disparaît. Les Byzantins, dès Justin I" jusqu'à Théophile comptent simplement d'après les années du règne.
ANNO I, II, III et ainsi de suite ou AXXO PRIMO, $EC\'XDO, Q(uinto), etc.
Comptent ainsi : les Normands en Italie, exemple : AN(no) Rfegni) X, et les papes.
Fig. 98, Bronze de Byzance avec la date ANNO XII; frappé à NIK(omedia).
2° Eres locales. Parmi les innombrables ères indiquées par Head (Hisloria Niiuionini, p. 793), citons celles-ci :
L'ère des Séleucides commençant l'an 312 av. J.-C
L'ère du Pont » » 297 »
L'ère pompéienne » » 64 »
L'ère de Gables (Volsques) » >^ 58 »
L'ère césarienne » » 49, 48, 47 av. j.-C.
L'ère d'Actium » » 31 »
L'ère espagnole » » 38 »
est importante en ce sens ([u'au treizième siècle encore
Alphonse VIII comptait d'après cette ère. L'ère de Rome » 753 av. J.-C.
n'a été employée qu'exceptionnellement en numismatique ; ainsi sous l'empereur Adrien, en l'an 121 « ANN(o) DCCCLXXUI NAT(ali) VRB(is), » sous Philippe P'', l'an 248, « MILLIARIVM SAECVLVM, « et sous Pacatien, « AN. MILL. ET. PRIMO. »
3° L'ère (riiulicliûii. Indiction est le ncMU donné sous l'empire romain et dans l'H^lise à l'espace de quin/e ans
KPIGKArilIH MONHTAIRE. LA I.lXiEXDE 95
compris entre les publications périodiques de certains édits relatifs aux impôts. Klle ciMiimcnce en 3 1 2 cm 3 1 3 après Jésus-Christ. Elle figure rarement .sur les monnaies; mentionnée sur les pièces byzantines sous Maurice, Héraclius, et Héraclius-Constantin, puis sur les pièces des Arabes qui, en une toule de choses, imitaient les iîv/antins. (Certaines légendes hispano-arabes portaient : « INDC (= indiclkvie) XI, XII. » Les émirs turcomans de Melitene taisaient graver l'indiction sur leurs monnaies (douzième siècle), mais en mots et en lettres grecs : « ISJIKTIiJMiC JFA'TERIC. »
4' Ucre de l'hégire, soit celle de la fuite de Mahomet de la Mecque, le 16 juillet 622. Les monnaies anciennes des souverains musulmans ne portent que des chiffres, les noms propres font absolument défaut. Pour certaines pièces d'or, qui datent de l'année d'un avènement au trône, il n'est pas possible de fixer le nom du souverain qui les a émises. Liste des califes omajades :