II
Pour le régent les ottîcines nionnavaient pour les V',;, pour le co-régent et pour l'impératrice pour les -,',; de leur production totale. En 25^^, le schème de rotation ou d'emploi est le suivant :
Le souverain se réserve le travail de 3 officines sur 5 ; il abandonne i officine à son fils, co-régent, tandis que la 5""= officine frappe pour l'impératrice défunte.
L'officine: / // /// IV V
frap|ie pour : X'aléricn. \'alér. Gallicn. Walér. Mariniana.
Peu après, Gallien obtient l'officine qui frappait encore l'effigie de sa mère défunte, de sorte que l'empereur accapare les -y.-.» le fils les -/- du travail.
Sous Dioclétien, les 4 officines de Rome et de Carthage répartissent leurs fournitures monétaires aux quatre empereurs de la façon suivante :
L'officine : Prima ' Secunda
de Rome, marque P S
(le r.arlhayc, » A I B
l'rappi' pmir : Dioclétien | Maximien
7'ertia 1 Qnarta T Q
Constance Galère
Sous Constance P"", ces officines frappent
L'officine:
Prima
Secunda
Tcrtia
Qiiarta
de Rome :
marque P
<lf' Carlhai|c :
pour :
Constance
Galère
Sévère 11
Maximien 11
Concurremment, les officines distinguent entre les monnaies des Joviens et des Herculiens en désignant les premières avec l'initiale J, les secondes avec un H, ou en ajoutant les attributs de Jupiter et d'Hercule : la foudre, et la massue.
Les ateliers romains. — Ce qui concerne les ateliers de monnayage de l'époque impériale constitue une des parties les plus intéressantes de la numismatique ; c'est aussi un chapitre peu connu encore ; on ne l'a pas exactement exploré. L'atelier le plus ancien du Domaine Romain se trouvait dans la métropole. Tout à côté, et suivant les besoins des provinces où ils représentaient le pouvoir central, les mandataires de la République battaient monnaie. A l'époque impériale, l'office monétaire, partie intégrante de « rimperium, » suivait le quartier-général des empereurs, et, où qu'il se trouvât, frappait conjointement avec l'atelier de monnayage sédentaire de Rome. C'est ce qui explique comment de nombreux capitaines qui se faisaient proclamer empereurs, se trouvaient à même d'émettre, sitôt proclamés, des monnaies à leur effigie et portant leur nom. Les pièces qui sortent de ces officines de campagne trahissent souvent par une facture médiocre la précipitation mise à les achever. Lorsque quelque usurpateur heureux n'arrivait pas à mettre la main sur un des ateliers de monnayage gouvernementaux, il se tirait d'affaire en en créant un. C'est ainsi que naquirent les offices monétaires de Tripolis, de Rimini, d'Ostia, de Reggio, d'Ambiani (Amiens), de Londres (Londinium ), de Colchester (Camalodunum, ) et tant d'autres.
Les offices monétaires d'origine romaine, ou créés par des Romains ainsi qu'il vient d'être dit et tels que nous les connaissons jusqu'ici, sont catalogués par ordre alphabétique dans les pages qui suivent. Nous indiquons la durée de leur période d'activité. Pour tous les offices les abréviations sont les mêmes: M = Moneta (pour quelques-uns S. M. — Sacra Moneta) ; ces initiales précèdent l'abréviation du nom de la ville où la monnaie a été frappée.