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sur un bronze de Lyon.
De petits bronzes d'Auguste portent EPTE, le cuivre de Stratonicée OEOl'; l'argent de Side un A' dans un cercle.
Fig. 128. Contre-marque du Sénat (S. P. R.j sur un bronze de Néron.
D'autres contre-marques sont parlantes, pourrait-on dire, ou allégoriques, ainsi celles qui représentent un calice et dont les cantons catholiques de la Suisse, au XVP siècle, avaient surchargé les pièces d'argent de Zurich, frappées
avec le produit de la fonte des calices, saint ciboires, etc. que la ville s'était appropriés. Les monnaies de la P^ République furent contre-marquées sous la Restauration (1816 et années suivantes) d'un glaive et d'une couronne avec le millésime ; de même les pièces françaises de 5 francs, qu'on poinçonnait en Suisse (Berne, Wiud) de l'écu cantonal et du chiffre de la valeur nominale.
Fig. 129. Pièce d'or portugaise, avec quatre contre-marques de 1662 et le chiffre 4400 frappé en 1668.
Il ne faut pas confondre ces contre-marques officielles avec celles d'origine privée dont certaines maisons de com-
Fig. ijo. Piastre espagnole avec contre-marque GR (Georgius Rex) pour la Jamaïque en 1738.
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mercc anglaises surchargeaient aux W'III'-' et XIX^' siècles les pièces espagnoles ; elles portent des inscriptions anglaises ou des signes, lettres majuscules par exemple.
Les contre-marques sont fréquentes sur les monnaies espagnoles, portugaises et brésiliennes ; elles représentent un écu, portent des lettres et des chiffres ayant trait à la valeur nominale, etc.
Fig. 151. Piastre avec contre-marque arabe, de Sunianap (Indes Néerlandaises).
En Chine les monnaies européennes sont souvent tellement surchargées de différentes contre-marques gouvernementales que l'effigie en est comme effacée.
Fig. 152. Piastre espagnole de 1798, avec contre-marques chinoises.
Démarque. — On constate sur certaines monnaies des espaces qu'on pourrait comparer à des cicatrices, soit, à la place où devrait se trouver tout ou partie de la légende, des lacunes. Ce sont effectivement des traces d'une oblitération intentionnelle ; on a partiellement démarqué la pièce. C'est ce qui arrivait, lorsque, pour s'éviter les complications du retrait d'une pièce, on faisait gratter le nom de tel personnage dont on ne voulait pas perpétuer le souvenir, par exemple après la chute du tout-puissant ministre de Tibère, Seianus ; ou encore celui de Géta assassiné par son frère l'empereur Caracalla. Au reste, on procédait de même pour les pierres milliaires et autres inscriptions commémoratives.
Morcellement. — Lorsqu'en tels pays la monnaie divisionnaire faisait détaut, l'autorité suppléait à la pénurie du petit numéraire en partageant les monnaies de grand module en un certain nombre de morceaux égaux. Manquant de bronze d'appoint, les Romains morcellaient ainsi une pièce de grand bronze en 2 ou en 4. Sur le territoire de l'ancienne Ymdonissa (Argovie), dans un lot de 2000 monnaies mises au jour on n'a pas retrouvé moins de 250 pièces partagées. La iig. 133 représente une pièce pareille et, en outre, contremarquée.
Fig. 135. Bronze de Nimes morcelé et contre-marqué.
LA M. AU POINT DK VUE DK l'kCOXcWIII- POLITKIUH 165
Les différentes colonies de rAniérique ont appliqué ce procédé rudimentaire et expéditif à toutes sortes de monnaies. (Fig. 134 et 135.)
Fig. 154. Fig. 155.
Moitié d'une piastre espagnole Quart Je piastre espagnole,
avec contremarque S L (Sainte-Lucie, Antilles).
On coupait alors la pièce, notamment l'argent de grand module, en deux, quatre ou de plus nombreux morceaux ; ou bien on enlevait, au cœur de la pièce, une rondelle concentrique d'un diamètre plus ou moins grand. Ce disque enlevé, la monnaie figurait un large anneau plat ; on contre-marquait l'un et l'autre objet, sur quoi chacun de ces nouveaux types circulait à l'état de numéraire légal.
Fig. 156.
Piastre datant de 1802, à laquelle on a enlevé le milieu.
Contremarquée d'un G (Guadeloupe).
Monnaies clouées. — Nous avons tous vu de ces pièces fausses clouées sur un comptoir par des particuliers dont la confiance avait été surprise ; il ne s'agit pas ici de cet enclouement d'amateur, mais bien d'une opération analogue, très officielle celle-là, qui se pratiquait couramment dans les pavs Sud-américains. Là bas, lorsqu'il s'agissait d'exhausser le poids, d'augmenter la valeur d'une pièce de façon à l'équilibrer avec un type donné, ou de ramener une pièce à son état normal, on perçait la monnaie de part en part, et dans le trou plus ou moins large on fichait un clou de métal correspondant, qu'on rivait ou étampait à ses deux extrémités, c'est-à-dire sur les deux côtés de la pièce. Sur l'étampure on apposait une contre-marque. Ces monnaies « clouées » sont extrêmement rares. La pièce dont la figure suit provient de la collection iMeili, à Zurich.
Fig. 157. Monnaie clouée.
Pièce d'or datant de 1771 ;=:: V-2 Dobrâo de Rio-Janeiro.
Conventions monétaires. — h'tant donnés les rapports, les transactions qui forcément s'accroissent avec le temps entre les différentes collectivités d'un même continent, rien d'étonnant à ce que entre Ltats, villes, territoires voisins, qui tous frappaient leur monnaie propre, l'idée d'un accord
LA M. AU POINT DE VUE DE I. 'ÉCONOMIE POI.ITIQ.Ui; iG'J
monétaire ait suri^i aux tins de permettre la pénétration réciproque des espèces sonnantes de pays contigus ; aussi de bonne heure se créèrent des conventions qui s'inspirèrent des principes suivants : i'' Les pavs contractants autoriseraient sur leur territoire la circulation des pièces conventionnelles. 2" La frappe se ferait d'après un svstème monétaire commun. 3*^ On prévoyait un t\pe commun. 4" On frapperait un seul et même genre de monnaies. De pareilles conventions sont fréquentes dès le VL siècle avant J.-C. Mentionnons l'alliance qui visait les monnaies incuses de la Grande Grèce, vers 500 ; celle de Phocée avec Mvtilène (430) ; l'accord monétaire conclu entre Rhodes, Cnide, Jasos, Samos et Ephèse en 394 (marque = 27T — a'jaimxiyov];\2. convention Achéenne (ligue du Péloponèse) où, par la suite, 43 villes ont figuré comme parties contractantes et dont la marque était constituée par les lettres AX (= ^Ayauov). Les différents membres de cette Union sont indiqués ci-après avec, en regard, la date de leur entrée dans l'Union. (Les noms sont donnés en grec, bien qu'écrits avec des lettres latines.)
Aegeia 274 Aegium 275 Aléa 235 Alipheira 194 Antigoneia 222 Argos 228 Asea 194
Asine
Callista 194 Caphyae 227 Ceryneia 273
Cleitor
Cleonae 229 Corinthus 243 Corone 184 Dipaea 194 Dyme 280 Elis 191 Elisphasioi 194 Epidauros 243
Eva
Gortys 194
Heraca 234 Hermione 229
Hypana
Lacedaemon 192
Lusoi
Megalopolis 234 Megara 243 Messene 191
Methydrion
Pagae 208 Pallantium 194
Patrae 280 Pellene 274 Pheneus 234 Phigalea 208 Phlius 228 Sikyon 251 Stymphalos 234 Tegea 222
Teuthis
Thelpusa 234 Thisoa 194
Pour de plus amples renseignements consultez Laiiibros, Zeitschrift. f. Xum. II, p. 160 et Hcad,Y{. Num., p. 350 et suiv.
Vers 200 avant J.-C, les villes de l'ile de Crète formèrent une Union basée sur un tvpe commun : l'ethgie athénienne, soit la tète de Pallas, la chouette et une amphore.
Au moyen âge ce ne sont pas des accords dans le genre de ceux que nous venons de citer, mais plutôt des associations entre souverains, villes ou seigneurs en vue d'un monnayage commun ; pareille association existait entre Charles le Chauve et Louis le Germanique. C'est un accord bilatéral entre un roi et un évêque, entre l'empereur et le pape pour frapper des mêmes types ; de même c'était une alliance entre des villes : Chinon s'alliant avec Tours, Meaux avec Troyes, Crépi avec Troyes, Troyes avec Provins, etc., ou entre comtes : Louis de Crécy-Flandres avec Jean L' de Namur (i 322-1 33 il, etc. Le bénéfice que rapportait l'atelier de monnayage d'Arles était partagé, suivant traité de II 62, entre le roi d'Aragon, comme comte de Provence,
LA M. AU POINT UV. VUH DH l'hCONHIMII: POLinQ.UK 169
qui en touchait les "/(-'"'•^ et rurchcvcquc d'Arles, qui en recevait les ^"'/is'"'"'. Ici le caractère de l'association vise moins encore la communauté de la frappe que l'exploitation d'un commun monnayage. Cependant on trouve un accord impliquant le caractère d'une convention monétaire ; ainsi l'union de l'évèché de Constance et de TabbaNe de Kheinau avec les villes de Ravensburg, Lindau, Kadolfszell et Ueberlingen {1240) ; citons encore l'alliance monétaire du comte Guillaume P' de Namur avec l'évèque de Liège et Jean de Bohème-Luxembourg (i 337-1345), celle des trois villes de Groningue, Deventer et Campen en 1479, et celle des trois cantons primitifs de la Suisse.
En ce qui concerne les temps modernes, citons la convention d'Autriche-Bavière de 1753, la convention de Munich du Zollverein de l'Allemagne méridionale '1837), ^'^ ^^'^^^' vention de Menne U857) et notamment notre Union monétaire latine,' qui comprend la France, la Belgique, la Suisse, l'Italie et la Grèce.
Droit de frappe. — Dans l'antiquité, tous les Etats indépendants s'étaient attribué la faculté de battre monnaie, droit que respectèrent par la suite les conquérants ou les dominateurs étrangers. Ainsi des centaines de villes grecques continuèrent à frapper au prorata de leurs besoins locaux, d'abord sous la domination des Rois diadoques, puis sous celle des Romains. Il arrivait aussi que des Etats vassaux usurpassent le droit de monnayer, ou achetassent ce droit à leur suzerain. D'autres fois, pour se gagner des amis politiques et un parti, ou bien en échange de services rendus, un monarque accordait le droit monétaire à un fief, à une ville, ou pour d'autres raisons encore à un évêché, à une abbaye. Certains princes séculiers bénéficiaient de ce
lyO LE COLLECTIONNEUR DE MONNAIES
droit à titre héréditaire, pour d'autres cette prérogative ne visait pas la personne, mais l'emploi, le fief, la charge, le lieu, etc.
Au moyen âge le droit monétaire reposait sur les principes suivants: i'' Il constituait une prérogative souveraine, faisait partie du Dominium du prince régnant. 2° Il pouvait être concédé, soit transmis (concessio expressa, personalis, hereditaria). 3" Il pouvait figurer à titre d'usufruit (usufructus). 4" Ou être affermé, donné à bail, cédé, suivant convention ou accord (contractus). y' Il pouvait être retiré c'est-à-dire n'être accordé qu'à réméré (precarium, concessio revocabilis ad nutum). 6" Il fliisait partie des droits qu'exerçait un Régent, Tuteur ou Protecteur, pendant la minorité ou la captivité d'un prince.
Actuellement le droit de frappe est un des attributs exclusifs de l'autorité souveraine.
Les quantités monnayées. — Les quantités monnayées et mises en circulation doivent correspondre, avons-nous vu, aux besoins des transactions et du commerce. Si cette condition n'est pas remplie, le pays est inondé d'argent étranger, ou bien, pour suppléer à l'insuffisance du numéraire, il a recours au jxipier-monnaie ; une troisième alternative, qui de nos jours n'est plus possible, mais qui se produisait jadis, était que les particuliers se missent à battre monnaie pour leur propre compte.
L'histoire ne nous renseigne pas, du moins très rarement, sur le chiffre d'une énfission à telle ou telle époque. Nous apprenons tout au plus qu'à un moment donné il y avait de grandes masses de numéraii'c sur un marché. 11 de\ait en être ainsi du temps du roi Xcrxés L' de la dynastie des Achéménides, car nous lisons que le Lydien Pythios ne
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possédait pas moins de 4 millions de dariques d'or. Mille ans plus tard, environ, Chosroes II, de la dynastie des Sassanides, répliquait à ceux qui l'avaient détrôné : « ... Vers la tin de la 1 3""" année de notre règne, alors que nous avions ordonné qu'on tît graver de nouveaux coins pour frapper de nouvelles monnaies, il v avait dans nos chambres (à trésors), et après l'achèvement de la frappe, 200 000 sachets d'argent monnayé, contenant 800 millions de mithquâl.... » Et plus loin : «... Lorsque vers la fin de la 30""^ année de notre règne nous fîmes faire de nouveaux coins, s'y trouvaient 400 000 sachets d'argent monnayé contenant 1600 millions de mithquâl.... » De tous temps certains souverains comme certains particuliers se sont plu à thésauriser à la façon de ces anciens rois de l'Orient, dans l'idée qu'une accumulation de métaux nobles constituait le seul et vrai fondement de la prospérité d'un peuple ou d'une maison.
Pour fixer approximativement les quantités de numéraire émises à un moment donné, on en est réduit, et cela pour à peu près toutes les époques de l'histoire, à des calculs de probabilités basés sur le nombre des coins qui sont parvenus jusqu'à nous et sur le nombre des différents coins employés au cours d'un règne ou d'une période. Toujours est-il que d'innombrables émissions furent créées en tous pays. Nous en donnerons pour preuve le fait que, en ce qui concerne Rome, le monnayeur en chef, L. Calpurnius Piso, pour la seule année 89 avant J.-C, n'avait pas employé moins de 10 000 différents coins. Les deux autres monnayeurs officiels n'étaient probablement pas restés en arrière dans ce déploiement d'activité, pendant le même laps de temps. Nous possédons environ 2000 difTérents types monétaires frappés au cours des 1 5 années que dura le règne de la maison impériale des Valériens (253-268); 1000 dif-
férents types datant du règne de Probe, soit d'un laps de temps de 6 ans ; 1300 types de l'époque de la Tétrarchie Dioclétienne, qui dura 20 ans (285-305); 1000 types frappés au cours des 32 ans que dura le règne de Constantin, etc. Les monnaies impériales constituent précisément le gros des trouvailles faites dans les différentes régions de l'ancien monde ; des amphores contenant 5000 pièces et plus encore ne sont pas chose rare. D'énormes quantités de monnaies romaines sont donc dispersées un peu partout et figurent en partie dans les musées, les collections, etc.
La frappe, soit l'émission d'espèces sonnantes se fait aujourd'hui au prorata du chiffre de la population d'un pays. C'est cette échelle qui sert de base à la convention monétaire latine, en ce qui concerne les pièces d'argent ; d'après ce système, les « contingents, » comme on les appelle, pour le laps de temps compris entre 1874 et 1877, par exemple, et pour les Etats contractants, avaient été fixés aux sommes suivantes (pièces d'argent) :
Belgique 45 200 000
France 216 000 000
Grèce 18 000 000
Italie 164000000
Suisse 28 000 000
En fait l'Italie seule frappa en totalité le contingent auquel elle avait droit ; la Belgique ne frappa que pour 37, la Erancc pour 211, la Grèce pour 15 et la Suisse pour 7 millions, en chiffres ronds.
Haiipl a calculé que pour l'ensemble des pays civilisés il v aurait eu en 1894 un amoncellement:
(for ]jour la valeur (le 1 5 5(^0 millions de marks.
d'arj^ent » » 14 259 » »
d'ari^a-nt divisionnaire » » 2 285 » »
LA M. AU POINT DE VL i: I)F. L KCONOMIK P0I,ITIQ.UL; I73
Dans rantiquité, le nunicrairc en circulation se composait d'une infime variété de pièces qui toutes, les plus anciennes et celles qui venaient d'être frappées, qu'on les apostillàt d'une contre-marque ou pas, roulaient partout.
Aux premiers temps de l'empire, les ateliers de monnavage tahriquaient 7 différentes espèces de pièces :
La pièce d'or = aurons (' 'n, de la livre).
La Vj pièce d'or = quinarius ( ' ;^|, de la livre).
La pièce d'argent = denarius.
La '/.2 pièce d'argent = quinarius.
La pièce grand bronze = 4 as.
La pièce moyen bronze - dupondius = 2 as.
La pièce petit bronze = i as.
Avec Caracalla apparaît le double = denarius, l'Antoninianus, comme on l'appelait, et qui dès Philippe II se substitua définitivement au denarius, que dorénavant on ne frappera que très exceptionnellement. Constantin le Grand inaugure la série suivante :
La pièce d'or = solidus.
La V2 pièce d'or.
Le Vs de pièce d'or = triens.
La pièce d'argent = ''^.i de la livre (D. argenteus).
La \'j pièce d'argent.
La pièce moyen bronze = follis.
La pièce petit bronze, ou la pièce de billon (D. communis).
Les Carolingiens se contentent de deux types : le denarius, et le demi-denarius, ou l'obolus. Par la suite les différents souverains multiplient les types. Exemples : l'arche-
vèque Baldouin de Trêves (1307-13 54), qui frappe le denarius, l'obolus, le Heller, l'Esterling et le V2 Esterling ; le roi de Portugal, Emmanuel (1495-1521), émet trois types en or : le Portuguez, le Cruzado et le Quarto de Cruzado, en outre, deux types en argent : le Portuguez et le Meio Portuguez.
Pour les différents types voyez chapitre MI, et Blanchet (voir Bibliographie), etc.
La tabelle suivante indique les différentes espèces de monnaies émises en France depuis le commencement du XIX'-' siècle.
Napoléon 1 .
Louis XVIII Charles X . .
Louis-Philippe I 11^ République Napoléon présideiil Napoléon III 111^ République
Pièces en or de francs :
Pièces en de fran
argent es:
Pièces
en cuivre
de centimes :
Va
Vs
Vô
Napoléon P"" a émis 8 types monétaires différents, tandis que Napoléon III et la III""' République en émirent l'un et l'autre 14. Les quantités de ces différents types variaient dans des proportions que nous ne connaissons pas. On peut se faire en quelque sorte une idée du rapport d'une des espèces métalliques à l'autre par la tabelle suivante, qui indique le total de la frappe en Suisse pour le laps de temps compris entre les années 185 1 à 1885.
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Or. pièce lie 20 fr pour 5000000
Ariïcnt, pièce de 5 fr. 1S5 1-1865 » 2500000
» - 5 fr. 1866-1885 * 7978000
Pièces divisionnaires d'ari,a^nt (2 fr., i fr., '/j fr.) » 18 000 000
Pièces de nickel (20, 10, 5 centimes) ... » 3910000
Pièces de bronze (2, 1 centimes) » 590 720
10 c-]v"-('('s pour un total de Fr. 37978 720
Diminuiion des quantités monnayées. — Le nombre des pièces en circulation se réduit. On en perd i sinistres maritimes, incendies, etc.), on en enfouit. L'or s'entasse, se fond. Il faut une couverture pour ces effrayantes quantités de papier-monnaie qui vont partout, et par conséquent des dépôts de numéraire dans les banques, ce qui soutire à la circulation générale des quantités correspondantes d'espèces sonnantes. En outre, il v a l'usure des monnaies ellesmêmes, à peine perceptible d'une année à l'autre, mais que chacun a pu constater sur les pièces remontant à un lustre ou deux en arrière. A cet égard Chevalier a fait un curieux calcul; suivant lui, pendant mille ans, soit de Constantin L'' à Philippe IV de France, une somme de 5000 millions en or, et par le seul fait de l'usure du métal, aurait tellement diminué qu'au bout de ce laps de temps cette somme ne représenterait plus qu'une valeur de 300 millions. L'alliage de nos pièces modernes a pour but essentiel de prévenir précisément cette progressive et rapide usure.