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Certaines collections ont été montées suixant les principes que nous indiquions tout i\ l'heure ; ainsi A. Markl ne collectionne que des Claude II et des Quintille ; F. Pcrrot , des Claude II , des Aurélien et des Probe ; T}?. Rode se spécialise avec des Aurélien, le comte IVcstfalcu ne s'occupait que des pièces de Constantin I^"', etc. Pour les médailles aussi la plupart des amateurs se restreignent à de certains groupes tîxes. Les uns collectionnent les médailles d'un pays donné, de telle période, portant l'effigie de tel personnage, etc. ; les autres recherchent avant tout le travail d'un artiste dont ils rassemblent alors les différentes productions; telles les collections des médailles de la Renaissance, école italienne ou française, celles des pièces signées par un Dupré, un Hcdlinger, etc. D'autres enfin ne collectionnent que la médaille de fête, de tir, etc., ou les monnaies obsidionales, ou les jetons, méréaux, etc.
La collection, mode de procéder. — En numismatique, l'adage : « tout commencement est dur, » a tort. Ici, c'est la fin qui est particulièrement pénible. Au début tout paraît, tout est facile. Pour quelques francs on se pourvoit d'un stock déjà respectable qu'on alimente, sans trop de sacrifices, de nouveaux exemplaires; mais au fur et à mesure que le petit musée s'accroît, les espaces encore inoccupés sautent aux yeux avec une désespérante persistance, il semble qu'on n'arrrivera jamais à combler les vides; le parachèvement rêvé s'éternise. C'est qu'avec le temps les difficultés s'accentuent en dépit de nos efforts, certains numéros manqueront toujours ; c'est alors une mince consolation d'apprendre que telle pièce qu'on envie s'est vendue un prix fou, ou que telle autre gît à Paris ou à Londres dans les cartons d'un rival plus heureux ! Rien à faire, si ce n'est
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d'attendre ; la vie est ainsi, pour les numismates aussi ! Mais il est des accommodements; un expédient consiste à garnir les vides avec de bonnes reproductions en métal. On en achète de si parfaitement exécutées que non seulement elles ressemblent à s'y méprendre à l'original, mais encore elles ne déparent pas l'homogénéité extérieure d'une collection, comme le ferait, par exemple, un moulage en plâtre.
Pour qu'une collection soit complète, rigoureusement, il faut parfois acquérir plusieurs exemplaires d'un seul et même type. Telles monnaies sont si mal frappées que, pour pouvoir reconstituer le type dans son ensemble, deux ou trois spécimens différents ne sont pas de trop et se complètent alors dans ce but.
Comparez, par exemple, deux figures d'une monnaie frappées dans le même atelier. Sur la première, seule l'effigie sera nette, vous déchiffrerez à peine le millésime ; sur la seconde, vous reconnaîtrez peut-être le commencement ou le milieu de la légende, la date et la fin de la légende, par contre, seront effacés. Ce qui vient d'être dit s'applique bien plus encore aux pièces du moyen âge qu'à celles de l'antiquité. La frappe des semibractéates, par exemple, est si défectueuse qu'il taut, suivant les cas, 6, 8 échantillons de la même pièce pour arriver à représenter, par le dessin, si l'on veut , l'image et les détails du type dans leur entier.
En ce qui concerne les séries de monnaies des empereurs romains, on ne s'en tiendra pas à un seul type de l'empereur en question, soit à une monnaie seulement pour chaque règne; un collectionneur sérieux réunira, tout au contraire, pour chaque souverain, et sous un même groupe, tous les types se rappoitant à ce personnage (empereur
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comme entant, comme adulte, comme xieillard, comme césar, auguste, co-rcgent, seul régent, comme divin, etc.)
Lorsque, dans telle série de monnaies romaines, un numéro romain tait détaut, mais que le numéro correspondant existe à Tétat de monnaie grecque, il est évident qu'on versera cette monnaie grecque dans la série romaine, peu importe qu'il s'agisse d'un empereur, d'une impératrice ou d'un prince : on procédera ainsi pour les monnaies de Messaline, \'espasien jeune, Pertinax II, Titiana, Zénobie, Domitien II, par exemple. De même, lorsqu'on sait qu'une pièce de la série romaine est d'un prix inabordable ou si rare qu'on prévoit ne pouvoir la posséder ; ce sera le cas pour les pièces de Britannicus et de Tranquillina.
Les monnaies frappées à Alexandrie se prêtent tout particulièrement pour combler ces vides.
Fig. 145. Fig. 146.
Monnaie de l'impératrice Poppée. Monnaie tie l'impératrice Zénobie.
(Pièces frappées a Alexandrie).
A titre de guide du collectionneur de monnaies romaines, Stûckelberg a élaboré une liste exacte de tous les personnages (empereurs, membres de leurs familles) qui pendant le laps de temps de quatre siècles, soit d'Auguste à l'extinction de la maison de Constantin le Grand, ont figuré sur des monnaies. Cette liste contient tous les noms de ceux dont on est certain qu'ils ont eu l'honneur de la frappe ou de l'effi-
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gie, mais elle ne mentionne pas le nom des personnes au sujet desquelles nous sommes dans le vague (Liville, femme de Drusus; Dmsille, sœur de Caligula, etc.), ou de personnages dont le règne, ou le droit de battre monnaie, est h3'pothétique ou invraisemblable (Domitilla jeune, Sponsien, Macrien (père), Victoria ou Victorine, Victorin jeune. Saturnin III).
Liste des empereurs romains.
Tcus ces noms propres sont en latin, afin qu'on puisse apprendre à les reconnaître sur les monnaies.
Effigie comme:
[ imperator, triumvir.
Caesar Augustus ,.
° ( augustus, cil vus.
( augusta.
Z/z'/a Julia Ausjjusta, femme d Auguste . . .
( diva.
Julia, fille d'Auguste.
M. Agrippa, gendre d'Auguste.
Fig. 147. Denier de NL Agrippa.
C. Caesar, petit-fils et fils adoptif d'Auguste. Z. Caesar » »
Agrippa Caesar » »
Tiberius Caesar j
Germanicus Caesar, neveu et fils adoptif de
Tiberius.
Nero Caesar, fils de Germanicus.
Drusus Caesar, fils de Germanicus.
Drusus Caesar, fils de Tiberius.
Germanicus Caesar, fils de Drusus Caesar. Tiberius Caesar, fils de Drusus Caesar.
caesar.
ausfustus.