‹ Le collectionneur de monnaiesChapitre 56 sur 66 · L. Dûrnitius^ Domitianus III auinustus · texte numérisé non relu

L. Dûrnitius^ Domitianus III auinustus

f aut^uslus.

C. Valerius Diocletianus Jovius . . . , ] senior au.s^-^ustus.

caesar.

cacsar, aui^ustus.

M. Aur. Val. Maximianus I Herculius . . \ senior aui^ustus.

divus.

Fig. 134. Bronze. Maximien-Hercule comme senior augustus (ex-empereur).

2l8 LE COLLECTIOXXEUR DE MONNAIES

■ Effigie comme :

f caesar.aui^ustus.

J^/. FaL Constantius I H er cul m s ....

\ (llVUS.

T^ 7 , , ■ • TT T f caesar.auï^ustus.

Galenus Val. AlaxiDuanus II /ovins . . ,

I divus.

Galcria Valej'ia, sa femme augusta.

f caesar. FL Val Severus II

( auyustus.

1 eacsar.

Gai Val. Maximinus II [oviiis

\ aui^'ustus.

[ eaesar.

M. Aiir. Valerii/s Maxentius

{ au.iiustus.

^"al. Roniuliis I. son Hl> divus.

(L. Dom.) Alexander II au^u>tus.

F. (FI. Cl.) Gai. Val. Licinianus Licinius I Joviiis auyustus.

Fig. 155. Bronze. Licinius I ' comme augustus.

FI. Val. Liciuiamis Consiantinus Licinius II Joviiis caesar.

Aiir. Val. Valens I . . au,L;ustu>.

M. Martinianus augustus.

f eaesar, augustus.

FI. Val. Constantinus I Maximiis . . . . ,.

I (llVUS.

l'I. Jul. //^/^«d: /, sa mère au^usla.

l-'l. Max. Theodora /, sa belle-mère au^iista.

I nobilissima.

I'"l. Max. Faiista. sa femme

I au.^usta.

Ilcleiia II, sa fille (épouse de Julianus 111) . . nobilissima.

Coiistantia, sa sœur (veuve de Licinius 1) . . . nobilissima.

l'I. Jul. O'/V/z/x, son fils caesar.

LE COI.LECTION\i:UR ET SA COLLECTION 21 9

Effigie comme :

FI. Jul. Df///u7fi//s, ^on neveu r.icsar.

FI. Haïuiibalianiis. son neveu rc\.

[ cacsnr.

FI. Cl. Jul. Constantinus II. fils de C'onstnntin I .

l augustus.

Fî. Jul. Constans I. fils de Constantin I . . .

[ augustus.

f eacsar.

FI. Jul. Constantius II. Ids de Constantin I. . {

\ ;iugustus.

FI. Cl. Constantius III (Gallus), neveu de Constantin I eaesar.

FI. Jul. Pop. Nepotianus Constantinus, neveu de

Con>tantin 1 augustus.

Vetranio augustus.

-^/. JA/^w/j- Magnentius . augustus.

Magnus Deceutius. frère du ])réeédent .... eacsar.

FI. Cl. Julianus III, neveu de Constantin I. .

l aus^-ustus.

Fausse-monnaie. — 11 nous reste à mettre le collectionneur en garde contre une nombreuse catégorie de pièces avec lesquelles il doit faire connaissance, mais dont il aura soigneusement à se garer.

Dès les temps les plus reculés, des taux-monnayeurs ont cherché à faire concurrence à l'Etat et à ébranler la confiance qu'avec raison le public doit avoir dans sa monnaie nationale. On avait beau les mettre à la torture et les rompre vifs, leur exemple suscitait toujours de nouveaux imitateurs, et à toutes les époques, en tous pays, ils réapparaissaient mettant en circulation de plus ou moins grandes quantités d'un numéraire parfois assez ressemblant pour en imposer quelque temps et jeter le discrédit sur la monnaie de bon aloi. Au point de vue de la numismatique, nous

avons à faire à deux genres de délit : le faux-monnavage proprement dit, et l'altération ou l'adultération des monnaies. Dans le premier cas, on fabrique de toutes pièces de l'argent national ou étranger, afin de le mettre en circulation. Dans le second cas, on trompe sur la valeur de l'argent qu'on fait circuler après lui avoir soustrait une partie de ce qui constituait cette valeur; ainsi on lime, rogne^ entaille une pièce d'or sur laquelle, pour lui rendre son aspect de monnaie intacte, on a quelquefois masqué habilement les vides au moyen d'un remplissage fait avec un métal commun. Toutes les plus subtiles roueries, tous les trucs ont été mis en œuvre pour dénaturer ainsi les monnaies. Telles pièces pareillement travaillées — officiellement aussi en de certaines périodes — sont dites « monnaies fourrées. » Chez les Romains circulaient des quantités de deniers fourrés. Ces pièces, comme celles qui surgirent plus tard, se composaient d'un flan de très minime valeur tormant centre ou noyau revêtu dans toute son étendue d'une mince pellicule d'argent, plus rarement d'or. Le noyau et le revêtement étaient soumis du même coup à la frappe. Ces pièces, sans valeur intrinsèque, étaient émises frauduleusement comme espèces d'argent ou d'or. Sous les empereurs romains le taux-monnavage privé s'occupait en grand de l'imitation des deniers. Des quantités de moules ont été retrouvés qui servaient à cette fabrication clandestine ; on imitait aussi les coins. L'ermite Paul l'Egyptien trouva, dans la grotte dans laquelle il s'était retiré, de ces coins de fauxnionnayeurs. Au moyen âge, les fraudeurs exécutaient de prétérence des pièces étrangères, passaient la frontière et écoulaient l'article dans les pays dont ils avaient contrefait le numéraire. Comparez à l'égard des pièces suisses ainsi fabriquées par les Italiens : A. Geigy, Mnn::^niiindatc.

Il-: coi.i.v:ctionm;lu i-t sa c.oli.ixtion 221

Monnaies inventées. — A côté du hiux-monnayagc qui vise les espèces sonnautes en général, il y a eu et il v a encore tout un taux-monnavage de pièces dont on sait les collectionneurs friands. Cette talsification à l'usage des numismates, et dont ceux-ci sont parfois les très malheureuses victimes, a commencé à se produire dès les premiers jours où l'on s'est mis à collectionner systématiquement, c'est-à-dire déjà au X\'" siècle. Les échantillons les plus grossiers de cette industrie consistent en pièces non seulement fausses, mais encore inventées. Sur telle de ces monnaies on trouvera l'effigie d'un souverain qui n'a jamais régné, sur telle autre le nom d'une ville qui n'a pas existé. D'autres fois la décoration n'est inventée qu'à moitié, c'està-dire que sur l'un des côtés se trouvera la copie d'une monnaie authentique, pour l'autre, l'artiste aura composé un sujet quelconque en donnant libre carrière à son imagination. Ces pièces ne trompent pas le collectionneur expérimenté, car rien n'est plus aisé que de compulser un manuel ou un atlas pour se persuader qu'il s'agit évidemment d'une supercherie.

Monnaies imitées. — Il en est autrement pour les monnaies imitées. Ici, tout a été rendu le plus fidèlement possible, après avoir pris pour modèle ou prototype telle pièce rare et authentique. A cet égard, disons tout de suite qu'il faut se méfier, entre autres, des « padouans » (grands bronzes) de la Renaissance, et des fabrications de Becker où l'argent est d'un titre beaucoup plus pur que l'argent romain. D'autre part, le faussaire ne se laisse pas rebuter par certaines difficultés : s'il trouve une effigie trop barbue, il fournit un menton glabre et baptise la pièce comme celle de l'empereur X ou Y « adolescent » ; ou bien ce sera l'effigie d'un

hls portant le mcme nom que son père l'empereur B ou C. Ainsi encore, une pièce assez commune de VALERIANUS se voit transformée en une congénère de l'empereur M ACRIANUS, mais bien plus rare, en remplaçant les lettres \^\LE par la syllabe MAC. Enfin, le graveur supprimera ou modifiera une couronne, un diadème, une date. etc. Ces imitations se sont étendues aux contre-marques. Rappelons, en outre, qu'aux Indes on fabrique ainsi de toutes pièces des monnaies de toutes sortes de rois ; de même l'industrie falsifie en Egypte des monnaies égyptiennes, en Grèce des pièces grecques. Il est nécessaire, afin d'être exactement orienté, de visiter dans les musées les collections d'imitations et de fausses monnaies qu'on v a groupées. Que si vous deviez un jour être dupé, vous garderiez par devers vous le corps du délit, car l'objet en question servira toujours de leçon et d'avertissement. N'achetez jamais une monnaie de prix sans une garantie écrite du vendeur ou sans consulter un expert, vous souvenant « que tout ce qui vient de Rome, n'est pas de Rome ! »

CHAPITRH XII

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