CHAPITRE IX
L'État étant seul producteur, ses erreurs dans la répartition des produits seraient irréparables.
De l'entretien du capital collectif. — Les divers sentiments qui aujourd'hui suscitent l'épargne. — Des trois sources de l'épargne, le collectivisme en supprime deux, d'où l'on peut conclure que l'épargne sous ce régime serait singulièrement réduite. — L'épargne individuelle, d'après la théorie collectiviste, ne pourrait consister qu'en l'acquisition d'un droit à une pension. — L'État serait conc seul à pourvoir à toute l'épargne de la nation.
Du mode d'épargne nationale indiqué par Schœffle et Karl Marx. — Assimilée à l'impôt, l'épargne collective devra être restreinte dans d'étroites limites.
La plus grande partie de l'épargne d'une nation s'elTectue aujourd'hui par la minorité des citoyens. — C'est la majorité, aujourd'hui dépourvue de tout goût d'épargne, qui statuera sur l'épargne collective que devra faire l'État. — Infériorité du collectivisme pour l'accumulation des capitaux.
Le collectivisme ne possède pas de loi de répartition. — Il repousse la règle de l'égalité absolue et n'a plus d'autre alternative que l'arbitraire. — Schœffle est obligé d'abandonner la théorie de Marx sur la valeur comme n'offrant aucune règle de répartition.
Les professions libérales sous le régime du collectivisme.
Le procédé mécanique de répartition. — La liquidation des bons de travail.
Tout le système aboutit au rationnement. ...••««••«. «'<• 359