‹ Le Collége des médecins de Rouen, ou documents pour servir à l'histoire des institutions médicales en NormandieChapitre 22 sur 61 · BARON · texte numérisé non relu

BARON

Lu

Lunni 1° OcTrogre 1674.

Le doyen fait deux propositions , 1° que le sur-plus de la somme destinée au banquet de saint Luc soit affecté au paiement des frais du procès ; 2° que ME Poitou, qui exerce la médecine à Darnétal , puisse faire partie du Collése au bout de deux ans. Plusieurs membres prétendant que Darnétal n’est pas un faubourg de la ville, et qu'aucun médecin de campagne n’a été jusqu’à présent agrégé, M° Poitou est engagé à présenter un mémoire sur lequel le Collége délibérera.

SAMEDI 10 NovEMBRE 1674.

Le président donne lecture d’un mémoire adressé par un chirurgien de faubourg , nommé Lettru , qui réclame son appui dans le procès à lui intenté par les chirurgiens de la ville ; la cause de ce procès vient de ce qu’une personne atteinte de maladie vénérienne est morte dans la propre

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maison dudit Lettru, sans qu'il ait appelé de chirurgien de la ville.

Il est décidé que le Collége n'étant intéressé en aucune manière à cette affaire, que l’avocat des chirurgiens prétendant que Lettru devait être condamné parce que les chirurgiens doivent avoir le traitement exclusif des maladies vénériennes , en tant qu’elles sont externes, tandis que le traitement interne appartient aux médecins, on ne s'occupera pas de cette affaire.

On fait passer sous les yeux des membres un catalogue descriptif de tous les médicaments composés, que les apothicaires ont dans leurs officines. A cette occasion, Porrée demande ce qu'est devenu le travail de la Commission chargée de proposer un code pharmaceutique qu’on lui a promis ; pas de réponse. { LEBARON. )

Les membres se souhaitent une heureuse et favorable année à chacun, la préservation de toute épidémie dans la ville, et de toute espece de dissentiment dans les discussions.

Le Collége est convoqué pour l'élection d’un syndic, en remplacement de Barrassin; l’unani-

mité des suffrages appelle à ce poste Noël Lefournier Duperray.

Avril 1675.

Pas de séance, les membres n'étant pas en nombre pour délibérer.

SAMEDI 25 Mar 1675.

Le Collége reconnait, mais trop tard, qu’il a eu tort de ne pas défendre la cause de Lettru, puisque l'avocat des chirurgiens a eu la témérité de soutenir qu'aux seuls chirurgiens appartenait le droit de traiter les maladies vénériennes , ce qui n'était pas permis aux médecins. Le Collége s’indigne de cette prétention.

Questier remplissant les fonctions de doyen par intérim , communique qu'il a été interpellé par le procureur du Roi au Parlement, qui a appris l'ignorance de quelques droguistes et herboristes qui ne suivent pas les règlements établis, et il charge le Collége de les lui signaler.

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