QU
pulmonaire et de diarrhée, doit-on préférer la sai-
gnée à l'émétique ?
( L'année 1729 manque.)
6 NovemMBre 1730.
Le Conseil va complimenter M. de Pontcarré fils, à son retour de Paris, comme premier président au Parlement de Normandie. Excellent accueil de ce magistrat.
28 Janvier 1731.
Gautier, chirurgien de Rouen, avait fait de son chef une saignée du pied, et ordonné un lavement de plusieurs abortifs à la dame Jore, demeurant rue du Gros Horloge (sic), qui était dans le huitième mois de grossesse, et attaquée de convulsions, sans disposition prochaine à l’accouchement avant lesdits remèdes, tandis que M° Estard avait consulté : Un lavement adoucissant et une saignée du bras, et s'était opposé formellement à la saignée du pied. Sur la plainte d’Estard, il a été délibéré par les médecins du Collége unanimement , de présenter une requête contre ledit Gautier à M. le lieutenant-général au Bailliage de cette ville, et de faire toutes les autres procédures nécessaires pour le faire condamner, et faire réitérer les défenses aux chirurgiens et à
toutes autres personnes sans qualité, de s’immiscer à exercer la médecine et de prescrire aucuns remèdes, et ordonner aux chirurgiens d'exécuter ce qui leur sera prescrit par les médecins, et chaque membre du Collége s’est engagé de fournir à tous les frais dudit procès, jusqu'à arrêt définitif ( DE HÉnaur.)
95 Avriz 1731.
L'ordre se rassemble pour s'occuper des maladies épidémiques qui règnent en ce moment:
péripneumonie, fièvres continues inflammatoires et catarrhales.
il est ensuite proposé de soumettre à l’approbation du Roi le décret promulgué au mois de mars dernier, sur l’exercice de la médecine, dans lequel sont indiquées les limites disciplinaires de lexercice de la médecine et de la vente des remèdes secrets.
Où donne enfin lecture d’une lettre de M. Mouchot, procureur au Parlement de Paris, qui expose au Collége, que madame Michon, mere de M Michon , attend avec anxiété les honoraires dus à son fils pour frais et écrits faits par lui dans le procès vigoureux intenté par le Collége contre Degouey. Il est décidé que le docteur Roquette,
ve
délégué du Coilége, donnera au sieur Mouchot
tous les renseignements à Sa connaissance sous le plus bref délai, et fera de suite passer les honuoraires dus à Michon.
28 Mar 1731 (SÉANCE EXTRAORDINAIRE ).
Sur les demandes faites par la dame Gallette, veuve Mallet, et, en premières noces , du sieur Michon père, de la somme de 828 6 liv. sols pour les honoraires du sieur Michon, son fils, et le paiement des procureurs qui ont occupé pour le Collége, a délibéré que le médecin du Roi écrira au sieur Bois, procureur au Parlement de Paris, pour le prier de terminer tous les différends avec la dame Michon, et de lui faire tenir la somme de 516 liv. 6 sols, savoir : les 300 liv. restées aux mains de M° Néel, et de plus, la somme de 216 livres 6 sols, dont MM. Duvivier, Néel j Estard , Larchevesque, Lange, avec le médecin du Roi, seront également contribuables, savoir : chacun pour la somme de 36 liv. r sol, que le médecin du Roi envoyera après les avoir reçus. M° Estard écrira à M. Bougler , avocat au Parlement de Paris, pour le réglement définitif du mémoire que ladite dame veuve Michon a donné, priant les dits sieurs Bougler et Bois de donner au Collége un entier éclaircissement de ce que M. Julien, avocat fort connu au Parlement
de Paris, a mandé à M° Néel, par une lettre communiquée au Collége ledit jour, que ledit sieur Michon n’était pas immatriculé au tableau des avocats du Parlement de Paris, ni dans celui des avocats du Conseil.
Estard, Duvivier, Larchevesque, Lange, payent de suite chacun 36 liv. 1 sol, ainsi que Néel.
d JUILLET 1731.
Délibération sur la lettre de M. Bois, qui accepte d’occuper pour le Collége. On lui donnera une procuration devant notaire pour le proces de Degouey.
O Juizzer 1731.
Exploit délivré au médecin du Roi etau Coilége, au nom de la veuve Michon, par un huissier de Chartres, avec assignation au Parlement de Paris, pour être contraint payer à ladite Ve Michon, la somme de 828 liv. 6 deniers, à la déduction de ce qui sera justifié par quittance, plus la somme de b5liv. 4 sols pourle droit de contrôle de 16 deniers pour livre, et la taxe du mémoire de ladite dame Michon; plus, ledit huissier ayant requis, pour son voyage et frais, de payer audit officier la somme de 606 liv., laquelle jointe à celle de 312 liv. de quittance et lettres de paiement faits
audit sieur Michon, dont M° Roquette, absent, est porteur, font la somme de 918 liv., à quoi on a déterminé ledit officier de se contenter pour tenir quitte le Collége de toutes les demandes de la dame Michon pour les honoraires de son fils; les résolutions des sieurs Lanier et Mouchot , procureurs au Parlement de Paris, qui ont occupé dans la cause du Collége contre Degouey, les frais de taxe ainsi que de voyage et de diligence et d’assignation par ledit huissier de Chartres, et de tous autres frais et débours faits au sujet de ladite instance, même des lettres dont ledit officier a déclaré que le feu sieur Michon avait acquitté les parts de toutes celles qu’il a reçues (DE HÉNAUT.)
10 Juizzer 1731.
Le médecin du Roi remet à l'huissier Berny, de Pélection de Chartres, les 516 iv. qu’il a entre les mains, et les autres 90 liv. sont payées par Duvivier, Néel, Estard, Larchevesque, Lange, de Hénaut (15 liv. chacun.)
4 OcTore 1731.
Gervais Deslongchamps, docteur de la faculté de Montpellier, adresse ses lettres pour obtenir l'agrégation au Collége. Il demeure constant qu’outre toutes les formalités qu'il a remplies, il
apporte encore un certificat de bonne vie et mœurs, la preuve de deux ans d’exercice, et, de plus, trois prix remportés au Lycée de médecine de Montpellier; plus une thèse brillante , soutenue à l’Académie de Caen; il est immédiatement admis à se présenter d’après l’avis d’Estard. Ces titres sont encore accompagnés d’une recommandation pressante de lillustre Cérac, premier médecin du Roi, qui témoigne une grande bienveillance pour le Collége, ce qui peut devenir un puissant appui pour lui.
D’autres candidats se présentent, mais ils seront prorogés, n'ayant pas fourni leurs pièces.
Deslongchamps est invité à déposer 300 liv., et la thèse d’agrégation suivante lui est donnée: Doit-on saigner dans la fièere mnaligne compliquée de diarrhée et d'hémorrhagie ?
Les fonctions de médecin du Roi étantexpirées, on accorde au médecin du Roi actuel de Hénaut et à Lange le droit de gestion pour poursuivre les chirurgiens ignorants et les charlatans qui courent la province.
Larchevesque est élu.
5 OcToBre 1731.
Payé à lHôtel-Dieu 180 liv. pour trois années échues le 30 octobre 1930 , suivant quittance du sieur Valtier.
11 OcToBre 1731.
Néel remet une quittance de Houppeville de six années d’arrérages, à compte de 61 liv., et datée du 19 août 1721;
Plus, un extrait collationné des registres des délibérations du bureau de l’Hôtel-Dieu de la Madeleine de Rouen, portant réduction de la rente de 125 liv., et ladite réduction faite au denier 4o de l’ancien capital.
17 OcTtogre 1731.
Est présent M° de La Roche, qui donne lecture de sa thèse; on lui fixe le lundi 26 et le mardi 27 novembre pour la soutenir. ( DE HÉNAUT. )
Au jour indiqué, après avoir soutenu cette thèse et expliqué cette question : De la Fomique des poumons , il est reçu et inscrit , comme agrégé, au registre de l’ordre. ( LARGHEVESQUE. )