‹ Le Collége des médecins de Rouen, ou documents pour servir à l'histoire des institutions médicales en NormandieChapitre 55 sur 61 · ROUELLE · texte numérisé non relu

ROUELLE

10 Aour 1781.

Sur la notification de Lepecq, que MM. de l'administration de l'Hôpital des pauvres valides ont fixé leur choix sur M° Gosseaume, pour y remplir les fonctions de médecin , le Collége dé-

lare ratifier ce choix et nommer ledit M° Gosseaume pour son représentant dans le service dudit Hôpital, sous la réserve qu’en cas de surcharge, d'épidémie dans ledit Hôpital, d'absence ou de maladie dudit M° Gosseaume , où d’empéchement légitime, le Collége fournira un ou plusieurs médecins pour le remplacer, lui aider ou s'acquitter du service qui lui est imposé par le Souverain.

Et sur l'observation faite par Me Gosseaume, que le service auquel le Collége est assujetti, aux termes des règlements, envers l'Hôpital des valides, est un service gratuit, ne voulant d’ailleurs, M° Gosseaume , altérer en rien cette prérogative de bienfaisance, déclare, en acceptant l'honneur

que lui font l'administration et son Collége, ne s’en charger qu’à condition que son service sera gratuit.

Arrêté, en outre, que M* Michel et Lepecq, commissaires nommés par le Collége, se présenteront àl a prochaine administration , conjointement avec M° Gosseaume, pour lui remettre la délibération, la prier de vouloir bien la porter sur Îcur registre, et d’en donner une expédition au Collége.

(Micuez , LePecQ, DE La Rocne, ROUELLE, PinarD , BoIspuvaLz, GOSSEAUME. }

( Au bas est écrit: Nota. Consultez la page. ….. Il y a une nouvelle délibération :.)

{7 Ocrorre 1781.

MM Lepecq et Gosseaume étant absents, on a sursis de présenter à l’administration l'arrêté du Collége. ( Micner.)

La constitution régnante à présenté beaucoup de petites véroles d’un caractere dangereux, et de dysenteries dans le pays de Caux, tandis qu’à Rouen la douce température du Ciel n’en a offert aucune.

Lepecq de la Clôture est élu médecin du Roi, et Daurignac, syndic, pour 1782.

? Nous la retrouverons tout à l'heure. — Foir le 18 mai 1789.

Michel constate que, n’ayant pas reçu la boîte ( qui contient les papiers précieux du Collége), il ne peut la rendre. ( Mrcuer.)

Quelques petites véroles observées.

AvRIL 1782.

Déclaration unanime par laquelle le Collége repousse la demande de plusieurs charlatans qui voulaient être admis en ville, se fondant sur la déclaration du Roi, de mai 1780, au sujet des eaux minérales et de ladmission des remèdes nouveaux.

3 Mar 1782.

Convocation extraordinaire. On recoit une thèse du docteur Lucas, laquelle sera soumise à l'examen de Lepecq et Daurignac, pour entendre leur rapport le plus tôt possible, afin qu’on puisse indiquer au candidat l’époque à laquelle il pourra soutenir sa thèse.

Dans cette même séance, les membres expriment de nouveau le désir d’assurer leur antique prérogative de fournir un médecin à l'Hôpital

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des pauvres valides, laquelle prérogative est expresse dans ses letitres-patentes, dans ces mots : qu'il ne sera point dérogé à l'usage qu'ont les médecins et chirurgiens de la ville et Jaubourgs , de verur servir, chacun à leur tour et par mots , audit Hôpital".

Le Collége croit prudent, avant de présenter sa requête à l’administration de l'Hôpital , de réclamer l'avis éclairé d'un jurisconsulte habile, M. Bréant, avocat du Collége. Lepecq, médecin du Collége, et De La Roche, doyen, sont chargés de cette mission. ( LEPECQ. )

18 Mar 1782.

Convocation extraordinaire pour entendre la these d’agrégation du docteur Lucas, auquel on fixe les lundi et mardi 16 et 17 juillet pour la soutenir.

Voici l'opinion de M. Bréant :

M. Bréant est d'avis, d’après l’exposé de toutes les pièces relatives à la question présente ( celle de l'Hôpital ; )

1° Qu'on fasse une assemblée du Collége portant nouvelle délibération, dans laquelle il sera énoncé qu’on a été informé que messieurs de l’ad-

* Arrêt d'enregistrement de l’édit du Roi portant établisse-

ment de lPHôpital-Général, etc., donné à Versailles, au mois de mai 1681, registré avec modification de la Cour , le 23 juin suivant.

ministration de l'Hôpital des valides ont fixé leur choix sur M° Gosseaume, pour remplir, dans ledit Hôpital , les fonctions de médecin.

2° Que M° Gosseaume déclarera que les délibérations de MM. les Administrateurs étant contraires aux usages, aux Statuts du Collége, ainsi qu’à l'arrêt d’enregistrement de l’édit du Roi de 1681 , il ne peut accepter l’honneur qu’on lui fait, parce qu’il est préjudiciable aux droits du Collége auquel il est agrégé ;

3° La matière sera mise en délibération... et il a été arrêté que les lois, usages et Statuts du Collége seront exécutés; qu'en conséquence, chacun des membres d’icelui fera le service de l'hôpital alternativement et par mots. Pour quoi il sera nommé un des agrégés pour faire le service du mois prochain ; on lPautorisera à se présenter à l'Administration pour y déclarer qu'il est chargé par le Collége de commencer le service de l’hôpital. En cas de refus, il est également autorisé à se retirer vers M. le procureur-général, pour lui demander l'exécution des règlements;

4 La dernière semaine de chaque mois, le Collége s’assemblera pour nommer le médecin qui fera le service du mois suivant ;

5° Il sera aussi nommé deux Commissaires pour se présenter à l'Administration, la premiére fois, avec le médecin choisi.

Par suite de cette lecture à laquelle applaudissent tous les membres, il est unanimement décidé que le projet primitif de déposer une espèce de protestation, serait nul et non avenu.

Avant de prendre ce parti un peu violent, M' Gosseaume réclame la faveur d’un peu de temps pour se rendre auprès des Administrateurs, pour les entretenir amicalement, et les prévenir de la résolution du Collége.

M° Lucas étant mort au commencement du mois de juillet, avant d’avoir soutenu sa thèse d’agrégation , il est décidé que son honoraire de 300 liv., déposé entre les nains de M° Michel, sera restitué à sa famille.

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