VENDREDI 19 JANVIER
Lhonoré et Bunel soumettent au Collége leurs thèses imprimées pour l'agrégation. — De La Roche et Boisduval sont chargés de les examiner. ( Pivarp. )‘
21 Février 1787.
Les 23 et 24 mars prochain sont fixés à Lhonoré, pour soutenir sa thèse d’agrégation. ( Pr- NARD. }
2% Mars 1787.
Par décision du Collége, M° Lhonoré de Haut- Mesnil est admis agrégé au Collége, apres avoir : M. Bunel ayant abandonné le projet de se faire agréger , on
lui remit, le 23 janvier , les 300 liv. qu’il avait déposées pour l'honoraire.
soutenu sa these et traité cette question : Des adhérences peuvent-elles s'établir à la suite d'un ulcère du col de la vessie ? ( PINARD. )
21 AvriL 1787.
On soumet au Collége une nouvelle édition imprimée de ses Statuts ;
Plus, une quittance de 351. de la veuve d'Houppeville, datée du 8 avril, pour la rente due par le Collége. ( Prxarp. )
Marpr 16 OcToBre 1787.
llection de Boisduval comme président , et de Rouelle, comme syndic. ( Pixar. )
29 Mars 1788.
Henri Duparc, docteur en médecine de Montpellier , demande l’agrégation. Ses titres seront examinés par Rouelle et Boisduval. ( Borspuvar. )
29 Jun 1788.
Rapport sur les titres de Duparc. Il manque aux pièces un certificat du cours de philosophie et de pratique médicale dans la ville de Cherbourg, qu’il adressera prochainement.
Aucune maladie particulièrement régnante.
10 OcroBre 1788.
Convocation extraordinaire, à dix heures du matin, pour nommer une députation chargée d'aller complimenter le premier président Lecoulteux sur son heureux retour, après un exil de quatre mois environ. Les Députés en robe, précédés par un huissier , ont été introduits , et ont adressé en français un discours par l'organe de Boisduval, auquel le premier président a fait la réponse la plus aimable.
17 OcToBrEe 1788.
Nulle maladie régnante, excepté le catarrhe bénin , qui sévit en septembre.
À cause de sa mauvaise santé , Rouelle n’ayant pu être nommé, Michel est élu médecin du Roi, et Lepecq, syndic.
Boisduval rend ses comptes à l'expiration de ses fonctions; ces comptes sont trouvés parfaite-
ment en règle.
La capitation et la rente de l'Hôtel-Dieu sont payés par les membres qui le veulent bien.
* Hélas l'qu’il faut peu se fier à la santé la plus florissante | en 20 heures , la cruelle mort, je le dis en pleurant, à enlevé M. Tiphaigne De La Roche, à la suite d’une péripneumonie bätarde , àgé de 86 ans, sans aucune infirmité particulière à la vieillesse , aussi sain d’esprit que de corps; il est mort en chrétien. Que la terre recueille sa dépouille mortelle, et le ciel son ame |
1% Janvier 1789.
Duparc ayant satisfait aux exigences des Statuts, est admis comme candidat. On lui donne, pour point de thèse, cette question” : Faut-l, au début et pendant le cours d'une fièvre putride, employer la saignce, l'émétique et les purgatifs ?
Au commencement de cette année, le Roi ayant jugé convenable d'appeler M. Necker au ministère, ce grand homme, admirable aujourd'hui, maïs plus admirable encore pour les siècles futurs, et que nos neveux diviniseront, à fait appel à chaque ordre de l’État, pour qu'il indiquât ses doléances avec süreté et liberté. La ville de Rouen, en grand émoi, a écrit au conseiller-médecin du
‘ Ici Michel fait de la poésie comme rédacteur
? Déjà donnée à Jean Hardy , mais non résolue.
Roi, ainsi qu'aux autres ordres, pour les engager à unir leurs vœux au vœu général. Le Collége convoqué ad hoc, a décidé que ses vœux seraient exprimés séparément et adressés directement aux ministres du Roi. Michel et Rouelle furent chargés de représenter les intérêts du Collége. La réponse qui fut faite par l’ordre des avocats, fut que le concours du Collége était agréable, mais que sa requête avait été présentée un peu tardivement ; telle fut la cause qui engagea le Collége à la présenter seule aux ministres pour la faire arriver en temps utile, au lieu de la joindre à celle de Ordre des avocats avec laquelle elle devait être commune.
Voici d’ailleurs l’expression textuelle des vœux du Collége, adressés par le médecin du Roi à M. Necker , au Garde des Sceaux et à M. de Villedeuil :
« Messieurs,
« Le Collége des médecins de la ville de Rouen m a chargé de faire parvenir au Trône son vœu et ses humbles supplications , sur la constitution qu’il lui parait convenable de donner à l’Assem.. blée des États-Généraux du royaume, et à celle des Etats particuliers de la province de Normandie.
« Nous ne nous sommes pas laissés entrainer en aveugles au torrent de l'opinion publique.
Nous avons pensé que si la raison désavouait un attachement servile pour les anciens usages , il n’était pas permis non plus d’en solliciter l’abrogation sans une utilité évidente. Persuadés que cet objet de la plus grande importance, exigeait examen le plus profond, la délibération la plus mure, et profitant des relations qui existent entre notre corps et celui des jurisconsultes, nous avons conféré avec leurs commissaires. Cette communication de lumières et de réflexions a produit , dans les deux Colléges , la même résolution déterminée par les mêmes motifs; celle des avocats ayant précédé la nôtre, nous avons adopté unanimement le mémoire qu’ils vous ont supplhié, Messieurs, de transmettre à Sa Majesté. Daignez aussi, Monseigneur , être notre interprète et notre intercesseur aupres du Roi.
En particulier à M. Necker :
La nation a mis ses espérances dans vos vertus et dans vos lumières, comme dans la sagesse, la justice et la bienfaisance de ce prince qu’elle chérit. Mon Collége m'a prescrit de vous assurer qu’il partage la reconnaissance que vous a vouée le peuple Français ; je remplis ce devoir avec d'autant plus de plaisir qu’il me procure l’occasion de vous donner un témoignage de ma vénération personnelle et du profond respect avec lequel je suis, etc.
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M. Necker ne me fit point de réponse, mais le Garde des Sceaux et M. de Villedeuil firent la suivante :
Versailles, 14 septembre 1788.
« J'ai reçu, Monsieur, la lettre que vous in’avez écrite le 8 de ce mois, au nom du Collège des médecins de Rouen, pour me témoigner son adhésion au mémoire de l'Ordre des avocats de cette ville, relativement à la formation des États généraux; Sa Majesté fera incessamment connaître ses intentions.
«Je suis, Monsieur, votre tres humble et très obéissant serviteur,
« VILLEDEUIZ. »
À M. Michel, médecin ordinaire du Roi, à
Rouen.
La commission royale de Rouen m'écrivait (c’est toujours Michel qui parle) la lettre suivante au sujet des corvées, dont je fis part au Collége.
Messieurs,
Nous avons l’honneur de vous informer que M. le directeur général a annoncé, par une lettre du 3r octobre dernier , à Messieurs de la Commission provinciale, que Sa Majesté a jugé mal fondées les réclamations qui lui avaient été faites
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par l'Hôtel-de-Ville, tant en son nom qu'en ceux des Communautés d’arts et métiers, contre les dispositions du mandement par lequel était fixé le montant de la prestation représentative de la corvée.
Nous sommes chargés ,en conséquence, de vous avertir de remettre incessamment votre rôle, faute de quoi il serait impossible de suspenilre davantage l'exercice de la contrainte de droit. Nous présumons que vous aurez fait, par provision, la répartition, malgré votre réclamation, car vous ne doutez pas que c'est par condescendance que vous n’avez pas été pressés de satisfaire, jusqu'à ce que Sa Majesté eût prononcé; mais 1l est impossible, en cet instant, que cette partie du service souffre un plus long retardement.
Nous avons l’honneur d’être, Messieurs , Vos tres humbles et tres obéissants serviteurs.
Les Députés composant le bureau intermédiaire du département de Rouen,
Aroux (curé), LEvVIEUx, Mass.
Le Collége me chargea ! d'écrire au Bureau intermédiaire et de faire valoir les raisons de
! C’est le rédacteur Michel qui parle.
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prérogatives dont le Collége est en possession. Alors j'écrivis la lettre suivante :
Messieurs ,
« J'ai recu la lettre que vous avez écrite au Collége ; Je vous remercie et pour lui et pour moi de votre condescendance. Je suis mortifié de ne pouvoir vous donner une satisfaction prompte, ne pouvant rien déterminer de mon chef; je ne puis vous donner de raisons solides qu’après que j'aurai assemblé mon Collége. Vous n’ignorez pas que tous les corps ont des règlements que le chef est obligé de tenir. En attendant, permettez-moi de vous représenter, en mon nom personnel, que le Collége jouit, par son institution, de prérogatives dont jouissent les nobles, et que, par conséquent, il est exempt de corvées, tant en nature qu'en représentation.
21 Mars 1789.
En l’assemblée des médecins de Rouen convoquée extraordinairement par billets, en la manière accoutumée , et tenue dans l’hôtel de M. Michel, conseiller-médecin ordinaire du Roi pour la présente année, où étaient MM. Pinard, doyen, de Boisduval, Rouélle, Michel, Daurignac, Hardy, Gosseaume et Lhonoré, pour et en exécution des lettres du Roi données à Versailles le