‹ Le Colleg̀e du HavreChapitre 44 sur 54 · C. Oursel, président du Tribunal · texte numérisé non relu

C. Oursel, président du Tribunal

Frissard, ingénieur (1830-1838).

Barq, juge (1831-1837).

B. Homberg, président du Tribunal de Commerce (1831-1836).

Delaroche, négociant (1836-1848).

Lacorne, avocat (1837-1848).

Renaud, ingénieur en chef (1840-1855).

Hébert, avocat (1848-1853).

A. Berlin, négociant (1848-1855).

Ch. Brocas, avoué (1854-1865).

Ch, Labouchère, négociant (1855-1865).

Eug. Marcel, notaire (1857-1865).

Nous donnons volontiers un souvenir reoonnaissant à ceux des membres du Bureau, qui contribuèrent le plus, par leur expérience et par leur dévouement, à la bonne gestion des affaires du Collège, et sur lesquels nous avons pu recueillir quelques notes.

Le baron Jean-Baptisie-Charles-Robert Le Barrois d'Orgeval était né à Bolbec vere 1748. Banquier au Havre, il fut arrêté et incarcéré en 1792. L'église Saint-François le compte au nombre de ses bienfaiteurs. Il est mort, rue de la Crique, le 19 Février 1827.

Etienne-Antoine Labbé-Deslontaines, né au Havre le 14 Juillet 1784, fut, dante sa ville natale, avocat en 1809, substitut du procureur impérial pendant les Cent Jours, procureur du roi de 1815 à 1820, puis bâtonnier des avocats. 11 est mort le 11 Janvier 1858, rue de l'Hôpital, 35. L'avocat Hébert Desroquetles prononça son éloge sur sa tombe.

Pierre Lizot, né à Thibouville (Eure), le 31 Août 1797, fut procureur du roi au Havre, de 1826 à 1834. Il devint ensuite président du Tribunal civil à Rouen, où il mourut en 1861. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

L'abbé Paris était né au Valmartin (i) le 2 Avril 1757. Après avoir été vicaire à Bolbec en 1782 et curé de Fréauville près Londinières en 1786, il émigra en Angleterre pendant la Révolution. 11 fut, à son retour, nommé, en 1802, curé de Saint-Remi de Dieppe, et en 1804 curé de Notre-Dame du Havre. Là, il réorganisa sa paroisse, et parvint à triompher des difficultés dues aux temps et aux circonstances. Décoré de la Légion dTionneur en 1810 par l'Empereur Napoléon, il mou;rut en prêchant le dimanche 27 Août 1826 (2).

Louis-François Robin, né à Bracquemont près Dieppe en Octobre 1789, était vicaire à Notre-Dame du Havre depuis 1815, lorsqu'il fut appelé à prendre la succession de l'abbé Paris à la cure de Notre-Dame. Pendant les dix années qu'il administra sa paroisse, l'abbé Robin travailla à embellir son église. En particu-

(i) Hameau dépendant de la commune de Montreuil-en-Caux, canto^ de Tôtes.

(2) On peut consulter sur ce saint prêtre une Notice de 7 p. in-lE écrite par l'abbé J.-B. Bénard, et les Eglise^ et le Clergé du Havre par Tabbé Lecomte, p. 183-188.

PENSIONS LIBHBS

lier, il fit reconfeoUder et achever le grand portail, qui était resté inachevé. Une OndonnaAce royale le nomma, en Mai 1836, évêque de Bayevx. Mgr Robin esi mort en 1855, le 30 Janvier d'après la Galerie Dieppoise^ le 30 Déoeral>rç çelçn d'auU^S.

Portail de Notre-Dame (Etat actuel)

Cesaire Oursel, né au Havre le 29 Novembre 1789, s'inscrivit au barreau de sa ville natale dès qu'il eut conquis ses grades en droit. Sa carrière fut particulièrement brillante. N'ayant encore que tr^ntcrcjuatre ^s, il passa du barreau à la présidence du Tribunal civil du Havre. Il fut aussi conseiller municipal, puis membre et même vice-président du Conseil général. Pendant trentehuit ans, Césaire Oursel siégea dans les Conseils de la cité.

Notre illustre concitoyen fut un des fondateurs, et plusieurs fois président, de la Société havraise d'Etudes diverses. Pendant les treize premières années de son existence, cette Société tint ses séances au Palais de Justice, dans le cabinet même de C, Oursel,

S8S LE COLLèOE DU HAVRE

Les nombreux et remarquables Mémoires (i) his dans ces séances par C. Oursel, en même temps qu'ils prouvèrent la solidité et la variété des connaissances de leur auteur, c(mtribuèrent puissam* ment & faire connaître et apprécier la Société naissante.

Quand il mourut, le 17 Juin 1862, C. Oursel était officier de la Légion d'honneur, et, depuis trois ans, président honoraire du Tribunal du Havre.

Une rue de Sanvic porte son nom.

Pierre-François Frissard, né à Paris le 27 Juillet 1787, fut admis en 1806 à TEcole polytechnique. Il entra ensuite dans les Ponts et Chaussées. Aspirant-ingénieur le 1" Août 1811, Frissard fut envoyé à Pécamp en 1819. Il chercha à préserver les ports de Fécamp et d'Etretat des inondations qui les menaçaient sans cesse. En même temps, il étudiait les moyens d'améliorer la navigation de la Seine. De 1825 à 18?8, il fut chargé, en qualité d'ingénieur de première classe, du service de Tarrondissement de Dieppe. Il vint ensuite au Havre, où il exécuta les grands travaux projetés pour le port. Il creusa en particulier un nouvel avantport.

Son activité prodigieuse lui permettait de mener de front des affaires apparemment bien opposées. Il fut membre d'une foule de Commissions, siégea au Conseil municipal, commanda la légion de la garde nationale, dressa les plans de l'église Sainte- Marie et de plusieurs grandes maisons de la Ville. Il fut aussi un des fondateurs et le premier président de la Société havraise d'Etudes diverses (2).

En 1838, Frissard quitta le Havre et remplit, au nom de l'administration des Ponts et Chaussées, diverses missions importantes.

Frissard, qui était depuis 1850 inspecteur général des Ponts et Chaussées, mourut à Paris le 2 Septembre 1854. Un quai du Havre porte son nom.

Sa notice biographique a été écrite par le docteur Lecadre (3).

(1) Cf. Notice sur la SocUié havraise d^Bitides diverses, par M. Barrey.

(2) Les nombreux ouvrages et mémoires, publiés par Frissard, se trouvent énumérés &D. partie dans la Bibliographie méthodique et la Bio-bibliographie des écrivains de V Arrondissement du Havre^ de M. Lecbevalier, et en partie dans la Notice èur la Société havraise d'Etudes diverses, de M. Barrey.

(3) FIccueil de la Société havraise d'Etudes diverses, années 18524854, p. â68-377.

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