‹ Le collier comedie en un acte et en proseChapitre 10 sur 24 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

«Kl

LA BARONNE, avec une certaine fermeté.

Non!

LE BARON

Non?

LA BARONNE

Non !

LE BARON, qui s'anime peu à peu.

Alors il faudra me dire les raisons de la rage qui vous prend !

FLORINE, qui est allée au balcon, fait des signes au dehors et laisse échapper un :

Ah! mon Dieu!

LE BARON, se retournant vivement.

Qu* est-ce qu’il y a?... que fai»-tu là?

FLOIUNE.

Moi? rien... Je regardais... un oiseau...

Un oiseau?... et lu lui faisais des signes!... (Il la prend par le bras et l'attire dans la chambre. — A part.) Ail çà, décidément, est-ce que ce petit chevalier du diable... (Regardant le nœud.) Ce trouble... cette obstination... ce nœud... il serait donc entré ici! Pardieu, je veux m’en assurer, et alors... malheur aux coupables! (A la baronne.) Madame, je désire absolument que vous restiez chez vous ce soir. Je vous laisse cinq minutes pour vous y résigner. Si vous vous obstinez à monter en carrosse, je vous déclare que c’est, non pas chez le roi, mais chez madame la duchesse votre mère, que je vais vous déposer... Songez-y donc bien. (A la porte.) Je pars comme une fusée et je reviens comme une flèche!

Il sort en jetant partout des regards investigateurs et défiants i

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