I.E BARON
C’est que j’ai précisément aujourd’hui une grave affaire à traiter. 11 s’agit des nouveaux privilèges de la compagnie des Indes... J’ai grand besoin de la protection de madame de Pompadour... (Galamment.) Je crains qu’en voyant la femme si jolie, elle ne devienne hostile au mari !
LA BARONNE
Quelle idée !
LE BARON
Sans doute... Quand la marquise trouve une femme plus jolie qu’elle, elle se croit dévalisée ! Allons, ma toute belle, vous renoncez au bal pour ce soir, n’est-ce pas?
scèn!-; ii.
LA BARONNE
Mais... pas du tout!
FLORINE, bas, à la baronne.
11 vous tend un piège au sujet du chevalier... Songez au beau collier !
LE BARON, un peu plus aigre.
Je vous ai dit qu’une importante affaire...
LA BARONNE
La compagnie des Indes... C’est fort bien. Mais que dirait le maréchal de Villars, qui a la bonté de me servir de parrain pour cettë présentation à Sa Majesté?
LE BARON, ù paî t.
Décidément il y a du chevalier daas tout ceci... (ilaut.) Votre obstination m’étonne un peu et me déplait beaucoup... Lorsqu’un mari a de grandes affaires..; d’État.;.
LE COLLlEIi.
SI
FLORINE, à pari.
De son état !
LE BARON
Sa femme doit savoir, une fois par hasard, se résigner et rester chez elle à soigner ses enfants !
LA BARONNE, boudeuse.
Je n'en ai pas !
LE BARON , faisant l'aimable.
Eh bien, si ce n’est que cela... vous en aurez.. . je vous le promets.
Florine rit derrière son dos.
LE BARON , continuant.
Nous aurons un aîné, surtout... qui sera trèsriche un jour... Voyons, ma mie, vous restez?