SCÈNE II
FLORINE, feignant le trouble.
C’est à madame... je la coiffais!
LE BARON
A madame? Mais c’est un nœud d’épée !
FLORINE
D’épée?... non : de chignon!
LA BARONNE, se levant et s’efforçant d’être brave.
Ah çà, monsieur, qu’est-ce qui vous prend de venir ici tout ravager? Ne puis-je me faire attifer tranquille ?
LE BARON, tenant le nœud cl à part.
Est-ce que le chevalier de Malte aurait rompu ses vœux... en ma faveur? serait-il, par hasard, à rôder par ici? Je le croyais à combattre les infidèles dans les mers lointaines ! Je saurai bien la vérité. Voyons si elle tient tant à ce bal. (A la baronne doucereusc-
ment.) Ma chère, ne pourrions-nous retarder de huit jours votre présentation à la cour?
LA BARONNE, étonnée.
Plaît-il ?