CONQUÉRANT
J'ai balayé tout le paya En une fiére cavalcade; Partout les gens se sont soumis Ils viennent me chanter l'aubade.
Ce cérémonial est fade; Aux murs mes ordres sont écrits.
Amenez-moi (mais pas de cris) Des filles pour la rigolade.
L'une sanglote, l'antre a peur, La troisième a le sein trompeur Et l'autre s'habille en insecte.
Mais la plus belle ne dit rien;
Elle a le rire aérien
Et ne craint pas qu'on la respecte.
PHANTASMA
J'ai rêvé Varchipel parfumé, montagneux.
Perdu dans une mer inconnue et profonde Où, le naufrage nous a jetés tous les deux Oubliés loin des lois qui régissent le monde.
Sur le sable étendue en l'or de tes cheveux. Des cheveux qui te font comme une tombe blonde. Je te ranime au son nouveau de mes aveux Que ne répéteront ni la plage ni l'onde.
C'est un rêve. Ton âme est un oiseau qui fuit Vers les horizons clairs de rubis, d'émeraudes, FA mon âme abattue est un oiseau de nuit.
Pour te soumettre, proie exquise, à mon ennui
Et pour te dompter, blanche, en 7nes étreintes chaudes.
Tous les pai/s sont trop habités aujourd'hui.