‹ Le collier de griffes; derniers vers inédits. Avant-propos de Guy-Charles Cros et préf. de Émile GautierChapitre 20 sur 66 · VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO

Ayant tout dit, ayant donné toutes les preuves. Ayant tout remué, mers, monts, plaines et fleuves. Uanyi ses rimes d'airain éternellement neuves Ayant, toutes, subi les mortelles épreuves.

Le vieux Poète doit recevoir aujourd'hui. Sans laisser deviner son olympique ennui. Les lauriers, l'olivier qu'on a coupé pour lui Dans notre douce France où son génie a lui.

Ne craignons paii, rameaux va mains, mus.iquc en tête. De troubler sou repos par la bruijantc fêle. Puisque cet homme est bon, encore plus que poète.

Et comme, en souriant, toi seul tendais tes bras Aux vaincus poursuivis, traqués comme des rats. Je crois, Victor Hugo, que tu nous souriras.

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