SCÈNE V LA COMTESSE, pais DAME CLOTILDE
LA COMTESSE, soupesant le rouleau.
Je ne me trompais pas... Il n'y a que cinquante écus...
(Elle ôvenlre le rouleau dont les pièces tombent dans une coupe de bronze sur
la table.) Que vois-je ? Des louis... Des doubles louis... Cinquante doubles louis... Deux mille quatre cents livres... Ces dames sont donc bien riches... Oh ! je les retrouverai... (mie heurte du pied une boîte.) Qu'est-ce cela? une bonbonnière en or... Un portrait de femme... Il ressemble à la plus grande de ces dames... Sans doute une mère ou une aïeule... Si elles étaient encore là. (Eue ouvre ia fenêtre.) Non !... Pourtant il y a une chaise à porteurs devant la maison... mais elles ont parlé de traîneau. Oh ! qu'il fait froid...
DAME CLOTILDE
Madame î madame! C'est une autre visite.
LA COMTESSE
Encore quelque dame de charité...
DAME CLOTILDE
Non!... Cette fois c'est un gentilhomme... Et l'air joliment distingué encore !... Il dit que madame lui a écrit...
J'écris à tant de monde... Mais introduisez vite, dame
Clotilde... (Pendant que la vieille va a la porte. A part.) Allons, PrO-
vidence ! Encore une centaine de louis !