ACTE TROISIÈME
LE PORTUGAIS, la bouche pleine.
Je n'ai pas pris le temps de déjeuner.
BEAUSIRE, de même.
Moi non plus.
SAINT-LANDRY, de même.
Moi non plus.
DUCORNEAU
Pas possible!... mais ce que le traiteur avait envoyé.
BEAUSIRE
Monsieur l'ambassadeur Ta fait distribuera l'office...
DUCORNEAU
Quel homme ! Savez-vous, monseigneur, qu'il est heureux pour l'Europe que le Portugal soit un petit Etat.
LE PORTUGAIS
Pourquoi, monsieur Corno ?
DUCORNEAU
Parce qu'avec des génies comme vous, à son sommet, il grandirait vite !
LE PORTUGAIS
Mais il grandira!...
BEAUSIRE
Oui, il grandira !
SAINT-LANDRY
Oh! certainement, il grandira*
Trois coups de timbre*
DUCORNEAU
Trois coups de timbre...
LE PORTUGAIS
Bon ! encore des importuns !
SAINT-LANDRY, qui a regardé par la fenêtre.
Monseigneur, ce sont les joailliers I
DUCORNEAU
Ils viennent apporter le collier.
LE PORTUGAIS
Restez, Corno, restez, vous n'êtes pas de trop.
SAINT-LANDRY, annonçant.
Messieurs les joailliers de la couronne !