‹ Le collier de la reine: drame en cinq actes, treize tableauxChapitre 53 sur 187 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DUCORNEAU

Oui, monseigneur, et j'ai l'honneur de présenter à Votre Excellence, monsieur Bossange, l'un des associés...

BOSSANGE, empressé.

Et cousin de M. votre chancelier, monseigneur...

C'est bien... Inigo!...

BEAUSIRE

Monseigneur!...

LE PORTUGAIS

Un fauteuil!,..

BEAUSIRE

Voilà, monseigneur!...

Il tire un fauteuil.

BOSSANGE

Oh!... pardonnez !...

Il en tire un autre.

LE PORTUGAIS

Gracias... Ramirez!...

SAINT-LANDRY

Monseigneur?

LE PORTUGAIS

Ma tabatière ?

SAINT-LANDRY

Voilà, monseigneur!

Il lui tend une boite où f uise le Portugais, secouant le tabac sur son jabot, en grand seigneur.

DUCORNEAU, a Bonaoge.

Heiû ? Quelle dislinction !

LE PORTUGAIS

Et dites-moi, monsieur Bclange...

BEAUSIRE

Bossange, Excellence!

LE PORTUGAIS

Parfaitement, Vossange... Est-ce que vous parlez le portugais ?

BOSSANGE

Hélas, non, monseigneur !

LE PORTUGAIS, arec un regard à ses acolyte*.

Ah ! c'est dommage!... Mon chancelier le parle merveilleusement. Du reste, vous avez un nom du pays... Gorno!

DUCORNEAU

En effet... à la rigueur... si votre Excellence le désire...

LE PORTUGAIS

Si, si! ... Mais je ne vous retiens pas : c'est l'heure où votre chancellerie est ouverte... Surtout, payez, monsieur Corno, payez à bureaux ouverts... Vous avez des fonds?

DUCORNEAU

Oh ! nous avons en caitse près de cent dix mille livres!...

Page 1