‹ Le collier de la reine: drame en cinq actes, treize tableauxChapitre 96 sur 187 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

vous montre Paris, c'est tous les jours la même chose ! Hier, en sortant du spectacle chez Àudinot, je m'étais perdu dans la rue aux Ours... Eh bien, c'est monsieur le premier secrétaire qui m'a remis dans le bon chemin.

BEAUSIRE

Parbleu! c'est mon quartier! (se reprenant.) Mou quartier de prédilection...

LE PORTUGAIS

A propos, monsieur Corno, savez-vous quel jour ces marchands doivent nous apporter leur réponse définitive pour ce collier?

DUCORNEAU

Mais demain, monseigneur.

LE PORTUGAIS

Je ferai part en haut lieu de vos bons offices en cette affaire, monsieur Corno, et nous tâcherons de les récompenser par la plaque de quelqu'un de nos ordres nationaux.

DUCORNEAU, ébloui.

Un pareil honneur à moi !

BEAUSIRE, très digne.

Oui! Oui... Nous vous plaquerons, cher monsieur Corno!... Soyez tranquille, nous vous plaquerons !

DUCORNEAU

Que de bontés!... Mais avant de rentrer, si son Excellence voulait goûter un verre de marasquin?

LE PORTUGAIS

Ma foi, volontiers, Corno!

Il se dirige vers le fond.

SAINT-LANDRY, arrêtant Dacorneaa.

Non! pas ici! En face! il est meilleur!

DUCORNEAU, ahuri.

C'est vrai! Gomment le sait-il?

ARAMINTBE.

Tiens! encore des Anglais!... Régent street! Westminster!

SAINT -LANDRY, bas, à Beausira.

Attention! Araminthe et Nina!

DUCORNEAU

Hein ! Ils les connaissent aussi ! Comme la rue aux Ours !

Us sortent.

CLÉL1E, passant en causant arec Sjlvia.

Mon premier à moi était un berger, et à toi?

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