‹ Le collier de perles comédie en trois actesChapitre 11 sur 28 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

Utm» décor» lioai

«crox x.

DELPIEIIUE, LOUISE.

DLLriEHRB.

Dix millions, ma bonno Louuo, du millions! A cela, qu’as-tu èreponure?

LOUISE

Ce que j’ai déjà répondu, il n'a pas lo don do me plaire, il est bien, tort bien, tuais il no me plaît pas.

DILPIEMILE.

Tu no l’as vu quo deux ou trois lois!...

LOIISE.

D peut bien me faire uno vaille p..r million, et mon opinion ne variera pas!

miviehee.

Qui sait? 11 faut voir... Lu tout cas, tu lo recevras?

LOUISE

Jo l’ai promis.

oEiriuiai.

Et ta seras aimable avec lut?

LOUIS*

Qu«*Ho recommandation , mon pere 1 S’il est bien, je lâcherai d èuo do même, voila tout.

»bi riEr.R*.

Ce serait superbe, inespéré !... Je lai-se do côlè tous los avantages pt-rsuuuuli» quo je trouverais moi mime dans ce mariage.

lo use.

S'il en existe, ce sont les seuls qui puissent mo loucher.

Nimm.

Jo te répète quo jo ne veux pas ou parler, songes-y donc ! Par fsp'wlHnn e* «en crflit. ce cher ni -bâ'dson étendrait et fortifiait mes re’a'ien*: il m’en créerul hîe-itAl do Bm»rl'w,sl t ses fnpilS't* «'uni am» aux mien*. jo pn’vi«'»dr*is, en quelque* ana®e*. à do*ib’* r ma fort lOOÎ Jn n«l*« t«*u n- dire... J'ai d*» l’nctiviié ; une ronrsft à O rb’i* ne m’rITr i ra : t pa*. j’v établirais en '•omrU ir©t j\» n p'o • 'rai< l» so-reDa «‘O r car . à prés ni , Ie« inversé*» * 0 '*t •» r;*p .les. . on f il aisément par an doux, bois, quatre voyages 1 on va et vient !

LOIISE.

Oui, aller et vosir... toutes les semaine»!

DX1.rit*EB.

Nonl... je no to dis pas que j’irais là-bas lo samedi, comme je vais à ma ramp*pn* de Ville-d'Avray, pour revenir faire ma eoune du lundi! Jo n’exagère pas tant que cola.

LOUISE

Je vous admire, mon père I... et pourtant vous m'aimez?

environ*.

Si jo l’aimo? toi, mon enfant chérie!

ions*.

Oni, )e «ils votre enfant chérie, qui e'ie a«*«i vous aime... mais j'attends un mot pour moi dans cos beaux projets quo vous Ov«*7, dans ce* e*pér.ince* un peu aventureuses, où vous cntraÎDo ta perspective d'une union si magnifique.

surimi.

« tounx.

Après le vôtre

Diipip.nai.

M’y voilà !... quelle position serait la tienne?

logis*.

Jo vous en prie, mon père, dUppnspr-vnus d’pn faire lo tabloaul Jo In vois d’irü d«> l'or, n'dke |*s»s? partout et toujours, tout autour de mi, de l’or!... Ah! rc n'ifl point ainsi que j'enirovois le bonheur: cl si jo m'avisais, comnii roiv, de I • rêver autre qu'il no m'est donné, je sais bien celui quo je me ferai» à ma guise?

MOPISSML

Lequel?

LOt'tSE.

Êtes-vous en ce moment de Crès-fccnne humeur mon père? d*l**;»iile.

A quoi bon cette question ?

LOUISE

J'ai rocs raisons; ; ou vons-no ns causer, ce qui nous arrive bien rare iiv ni, car je jouis si peu de vous... CiUïér là, lioromcut, à ctcur oui cil?

DELprniiti.

Sans douto !... voyons racvuio-uioi tes rêves do bonheur, puisque lu eu tais.

LOUIS*

Oh! jo n’en fais qu’un.

DELV1ERRB.

Un seul?

LOUISE

Toujours lo m£mo.

PEUIF.RBK.

Est-co qu’il n’y a point uu io»ri dans oe rêve là ?

LOUISE

Pourquoi pas?

DUN8RM.

Quel mari rêves-tu donc?

LOUISE

IVabord je no vais pas le chercher au delà dci mers ; jo lo prends à l’oris.

nei.pr na*.

Y* pour Paris... De U fortune?

LOUISE

Puisque j'en ai, cela n’est pu» nécessaire*

DLLPlLKkK.

D’une grando famille?

LOUISE

Vous savez bien quo je suis üri-îocrale!

HiraiM.

Sous co rapport-là, jo n’appiouve pas ton rôve... Jeune?

LOUISE

Jeune.

nELpiroaR.

Ht sans doute, îl n’est pas besoin do lo demander, d’uno beauté admirable?

ions*.

Non; mais fort bien, simple, élégant, remarquable par sa tenue ci U duiiuction de tome sa (jcrsouno.

Il CL PI MIK H.

A merveille!... Son état, car tu lut donnes un état?

LOUIS*

Sans doute, des plus honorables. Il a, lui, un mérite trop bien reconnu, pour no pAi faire très-; j,m Jciueut sou chemin. DEuriiinttR.

C’est uno perfection!... ei il l’niine?

LOUISE

Je lo crois.

DBLPlEHRB.

11 ne te le dit pas ?

LOUSI.

Ses yeux, seulement.

Minuits.

Iticn que ses yeuxl... il est bien timide !

LOUISE

Beaucoup.

DILMIRRE.

Si je faisais tant quo de rêver comme toi, je voudrais qo’il uie parlât.

Ton tour va venir I

LOUISE

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