II. de Monlgeron arrêté I... es-tu cerlainT
DVIUX.
a DKi certain que posiiblo, puisque c’est moi- mémo qui, co manu...
toast.
Comment, co matin? cet emprisonnement dont voua parties, il s'agissait...
DUBLIN
De M. do Monlgeron.
lo cm.
Grand Dieu... ot pourquoi ?
DUBLIN
Des lettres do change qui n'ont pas été payées...
LOilSB.
Des lettres do change, lui! Moi qui l'aurais cru si sage, si rangé 1 co sera sans douta quelque étourderie de jeunesse.
DCILtN.
De jeunesse?... il a soixante ans 1 c’est II. do Monlgeron lo pèie...
toast.
Aht... c’est le pèrol
DUBUN.
Rais lo (Ils. II. te vicomte, est venu tout h l’heure, pour supplier monsieur...
toast.
U. do Monlgeron, la ül», est venu Ici? ht l'as tu?
DUBU*.
C'rüincmcnl!.,. un beau jeune homrno...
ionisa.
N’eat-ce pas qu’il est distingué ?
oubli*.
Voaslo connaiœx?
Locisa.
Fort peu. Voilé assez longtemps que je le vois, que jefentre- I ▼ois... au bal, en société... Il m’a paru fort bien.
oubli*.
Très-bien ; do physique, cela se reconnaît tout de auite ; mais ' ibhI quel cœur, que do nobles sentiments 1...
LOI ISO.
Oh!... j’en étais bien sûre.
DUBLIN
Il fallait lVntendro demander grice pour son malheureux pere... offrir de se constituer prisouniur I sa place.
LO CISI.
U a offert lui... en prison.
Dt'IlfN.
Oui, madomnirellr, il l’a offert !... et avec quels accents déchirants, il parlait de ta mère, do ses sœurs! lia mère en mourra. *’e»l-il écrié I
toast.
Oh ! mou Dieu 1
Destin.
Et moi, ma carrière est perdue!...
toast.
Sa carrière perdue ! mais eVl horrible! Et mon père,» Demis. .
lia été bien dur, monsieur votre père! rien n'a pu le iiechir.... il a tout refusé! C*st alors que U. le riromio a perdu patience; et du ton le plus fermo ei le plus irrité... Je ne puis voir en vous que le bourreau de ma faïuillo, a-t-il Oit. * totntt.
Ab ! Dublin, Dublin, quo lu me fais do mall petit*.
liais, mademoiselle, quoi intérêt ?...
LOUISE
Comment, quel intérêt? Les Monlgeron sont très-haut placés dans le monde: nombreux et puissants, ils y ont une g-jude Influence, et l’affisclbHidunton lesonirmrô peut nouer le blilmo, le inéi oiitenieniont publics contre mon père qui, je le reconnais, • est laissé mtralnvr a commet ir» un acte de cruauté impardonnable! Et cola pour une luiscreble somme d’argent !
Misérable soramo do cont mille francs!
LOUISE-
Cont mille francs ne sont rien pour un riche banquier qui dispose d'un crédit immcoaa; cent mille francs nu sont rien pour personne, quand il s’agit de sauver des malheureux.
puaut-
Ou du moins oq peut patienter, leur accorder du temps» et c’est co quo jo conseillais do faire.
LOUISE
Tu l'as conseillé.. . ahl quo c'est bien, mon bon Dublin!
DUBUX.
Oui, mais il s'est emporté et m’a accusé... Ah! son parti est pris : U. de klonigeron restera eu prison jusqu'b co qu’il ait intégral mont payé...
LOUISE
Fh bien... il faut l'en faire sortir, et tout dé suite, sans retard, avant que le huit do son arrestation nesevoit répandu t... Dublin, mon cher Dublin je peux compter sur Uni...
DUBLIN
Je suis tout b vous, mademoiselle ; mais que faire? iutusi.
Pourrions-nous, par jo no sais quelle voie, emprunter sur-lechamp ces cent mille francs?
DCRUf.
Il n’jr a pas h y songer t
toute.
Quoi! tu no connaîtrais pas quelque homme d'affaires, riche, honnête, discret, généreux?...
Jo connais des homme* d’affaires riches... mais tout b le fois honnêtes. . discrets... généreux... j’aurais peut-être un peu de poinob rencontrer tant do qualités réunies... eu..
LOU MB.
Ainsi, tu ne vois aucun moyen !... tu ne Taux paa m’aider b faire une bonne action?...
DUBLIN
Je no veux pas t.. mais, mademoiselle, c’est votre mère qui m’a placé Ici.... je lui dois tout... et jo vous aimo lant que... bien Juin de me refuser b une bonne action... et de moitié avoc vo is encore!. ..Jo cmh rraunent qu**. si vous le vouliez bien, rom m'eu feriez commettre une mauvaise.
LOUIS!
Ta ns parlé do ma mère, et. grlre b toi, son souvenir est venu m’urtpir-r I Oh! ma mère, m.i brume mèr*. de th-h.iut lu m\ip- Pfo< v*rns, tu me remercieras do l 'appeler h faire «■nrore de» h°ureuit.. Ce que jo vais faire... F.«t ce bien... e-'-ce mil? en véri é, je l’ignore!... mau non, si c'eiaurari, la mémoire do tna mère uo m’en eût pas donne h p* nsêc.
DUtll*.
Hais, mademoiselle, voilb quo vous tous animes !
LOUISE
Keoutc-moi bien, Dublin, te sens-tn la force de garder un secret? de le garder quoi qu'il arrive? et de t*a»«oci*r b moi, pour mener b bonne fin le projet que je vais te conlicr ?
LE COLLIER DE PLRLEa
ï'rBt.r*.
fl f*t lmp««*ible que tous me proposiez do manquer h ce que Je dois à M. votre père.