‹ Le collier de perles comédie en trois actesChapitre 15 sur 28 · MIEUX · texte numérisé non relu

MIEUX

M. do Jtlontgeron!

DELPiKimi prend le» papiers et i as tie J.

C'ost lo courrier d'Allemagne ?. . Donnez, que je le signe,

DS UOXTCKnON.

Oht monsieur, vous ne savez pas, dans votro cruauté, dans voire dureté de fer... uu plutôt voire dureté d’or, car, ou a raison, l’or est moins flrtiblo que le fer... vous nu savez pas, vous ui saurez jamais tout ce quu je soulTro, quels combat* su Itvrotil au fond do mon cœur, et combien il m’a fallu do force, d’amour lilial et do courage pour avoir osé., h vous, ici — Ah je suis bieu malheureux! Mon pauvre père!... mais ju ne dois voir eu vous que sou bournaul... ma mère en mourrai... mes pauvres tueurs!... L'honneur do la famille est avilit... El moi!... jo n’y avais pas songé, moi, apiès un tel éclat, jo ne pourrai pas rester à la cuur des comptes nia cai r.èro est perdue ! ienoz, monsieur, une gricul une seulo grâce? preuez-moi, t n;oriutz-iuot à sa place ; lo voulez-vous ? Ae me leiusez pas ! co scia toujours une victime, ce sera toujours un Munigoruu quo vous tiendrez suus les vtrroux 1

DELFIERRE, ss levant.

Monsieur la Ticomie, il est impossible que vous no parveniez pas à iéJuiT, avant la ûn do la journée, la somme qui vous est nécessaire... c'est impossible!... Mon premier commis, quo voilà, vous attendra jusqu'à six heures, vous vei»jrez las fond» entre seo main», ou vous lui remettiez le» effet* renouvelés ii qualie-vjngt-dix jours de daic cl endossé» par uuo bot no maison do Parts... Jo n’ai plus lien h vous dire.

DE HO.XZGfcftOX.

Plus rien h mo dire ! Et moi, je n'ai plus rion à Juin) ici I (Il sort.)

scznra v .

DELFIERRE, DUBLIN.

DUBLIN

l'auvra jeune hommo 1... je sua tout ému.

i>sihen<(i.

Moi aussi, je suis tout emu; mais je le suis <m dedans... et je ne le laisse jaiu«>h paraître, aiuriuu que o® u «si p JS avec do

I Emotion qu'un bu des miiiees... isavei-vous, Dublin, qu'ii est foi i bouiuux que celle scène u’ai pas «u iiou biei t

Diaux.

Pourquoi donc, monsieur V

dslpiemib.

Parce qu'hier M. de Uonigorou n’ôrait point encore arrêté, ei que sj ce brave, co dtgm: jeuno lio.umo m'av^ii aiuudrj comme tout à l’heure, je mesoi^b p.-ui-éiru laisse Uechir... et je n durais pas eu la luroo d'ouknner la prise de corps... tandis qu aujourd'hui, il n'y a plus lo inumJru danger: Allons, ailou», b bourra que est (tiSKe... j«* aurai paye, et celle luis, on no tue reprochciu pas nui laibleSMs....

Kiui.

Non, certainement.

DEi.neane.

On ne m'appellera pas bonhomme.

11 y tient I Mais je vous assure, monsieur, quo personne ce vous donne ou surnom-là.

SUflIMl.

Repousserez-vous Paris de mon avocat?

DU OLIN.

Votre avocat?

DUriERBI.

Oui maître Dnpré. C'est un «prit exact, habile, modéré. Je no lo lui ai pas fait dire.

DUBLIN

quai®?* 651 VCDU T0WS 1*™ Ta <*®pw* fl®» jo vous ai

DELNetlRR.

II sort d'ici, il parlait au moment qu’on a annoncé M. de Mont» geron.

di w.in, à pari .

Oh! un mensonge! un gros mensonge!

DELPIKIIRK.

El il m'a conseillé de mo montrer plus ferme, plus rigoureux que de coutume. Co soin ses fl pressions.

DUBLIN

r.li bien, mt.i, monsieur, il y a on quart d'heure, i'ai »u rcil.r*ni<*iit vu, M. Ftxvler, IVgi-ut de change, qui moulé a mou bureau pour retirer ses coupon» do NapJus... vous savez?... DEiriEtBE.

EstimaLlo garçon, Forster ; de i’iniolliscnce, de la probité.

bl BI.IN.

J’ai été amené à lui parier de SI. de àlontgoron ; il lo connaît. BELriLRRB.

Ah! et que pensait-il de lui?

M'BLIST.

Il le rpgarde comme un hontiél« hommo que le désir d'augmenter la dut do ses filles a eniralnn trop loin; mais il lui croit des teirourcei, et ne douto pas qu’il no soit iros-procLiajocinuui en mesure...

Diiriixu.

Donc, j’ai bien Csit de... '

DUOLIN.

Non, ce n'«t pas cela... M. Forster est d'avis, ail contraire que vous auriez pu agir avec plus du méodgCfliuuls. 1

DELPIKRlUt.

Bah I M. Forster, c'est un juif I

DUBLIN

''T son epinlnn m M . dn Monfqeron ; je

ramei, quiVoi P m “ Uu ' e “ m ‘ M 18 J“*> ra»i“> «Té-

Ditmxnt.

“’K T>W™u doue aujourd'hui. If. Dublin?

vous dira d uo euieiemem... .....

trauu.

Oui, do reniflement... cher moi, humble cl cWtif. c'est de caractère'"'' eld *“ ’ 0U ' ' icb0 P U,S!M1 . «la a appilto du

DELVICRIIB.

Vous apparlient-il de plaider contre mol la cause de met débiteurs 7 csl-cc qu ils vous payent pour les défendre?

DUBLIN

M. Delpicrre, il y a bientôt trente ans que fal rhonneor de travailler avec vous, et ma conduite durant cette moitié do ma vio, aurait pu vou* apprendre qiw mes devoirs me sont parfaitement connus, U m'esl bien sensible, jo voua I» jura, d’entendre s mon âge, <*s reproches injuricax, que je n’ai point mérités.

jo vous parle eri faveur do ÎJ. du Momgeron, quo je ne connais ni d Kve ni d’Adam, c’csi, croyez-le bien, par pur attache» m* nl pour vous, monsieur, afin que vous no soyez point cruel inutilement ri quo votre créance ne devienne pas. m définitive plu» mauvaise; car, ainsique le disait Crtexcelfni jcurichamme co beau vicomte qui en vérité est bien le plus charmant... * DELfimnE.

Voilà quo vous faites leur élogo?

DUBLIN

Je n'ai pas soufflé le mot en ra présence... la no mo s«t*Ib point permis un gesic, un signo d’approbaiion... ms»» mainio. “f" 1 J. R , ÿou , ,1(,ns lli’tl n*a rien dit quo do tres-sensé. do Uês-raisounable, et que si vous faniez bien...

DELPIERRE.

P,r'^ ! r is m sh! c'eit trop (ortl

h ! bien, «lira, monsieur, allez k. meure en liberté ! qn’.l «one Ïϰ" . mi "" 1 dc l'ui-qtlO «OU- I.' voulez, allrz TOI».

, m ® voue noble proidqf ! Fnieodcz-von* «ver |.. r,;,.

S'» "J ! 11 , T0 “ 5 •« * n» T.'wso. poyoz lo» .kll.-. <|«

Jl. de Monigcron d«i*po#oz de ma fonune di«perser-|,i à droite et * gauche cl redutfOi-nons ma fille ot moi, à I.» mendtrùé ' Voilà CO qt.o VOIIB demandez ? co quo vou- désirer? Ja n» vous'savais fV R rand f •' Rcnereux... cl moi jesuis inlralubla, avare cruel batbaro, parce que j'airno mieux la.ro enfermer un hunoèM homme qui m a holu mu uuuu iraou-, -juu ju »u.vro us ouït** u du mon premier comum, qui emuau pjru.seuwni ses devoirs.

Oui, monsieur, je 1rs connus; nuis sijsrMUis plus lonulemi,. je puuiiais les oublier. ° Jv|

DKiriERRE.

Non, malin vieillard, non, e'ost moi qui vous c£do la place.

J «i un r.na.s.vouji b Bourse, cl ju vuu. ra,. polio que vois do- «z. tendre» 1 , de Munlgeron jusqu 'J s-i he.ires... lin mol incor.'. !». Hidurdson dîne chez ...oi ; i son «nùcu la. vous «urezo lui nmeUM «ou bosddre.u... ter l'irn..pou que vc» mu duuuez IM! me Lu puinl oublier les «noires !... l/l soricu fond.) *

DUBLiN.

Il al en colère, c< U trouve em oro du seoz Croid pour se Liro des couipluueuu. F

scri.-E vi.

DUBLI.N. LOUISE.

tociSB.en/rant au fond Pourquoi co bruit, Dublin? quo s e>t-il passé?

DUBLIN

Ah! mademoiselle I N

LOUISE

To voilà tout tremblant... Qu’as-tu donc!

DUBLIN

Si TOUS sosies 1 mois no», il est inutile de .en, raconte r

LOUISE

Je Iravezssis le grand selon, lorsque j'oi entendu des cris, Ht « pi re paraissait on colère...

Il ost sorti furioux... et après m’avoir traité î.^

LOUISE

Jo t’en demande pardon pour lui, mon cher DuMirr son ivremier mouvement esi quclquetuis un peu brusque, mais au ItiA

û eatbon, excellent...

Bcnn.

Excellent... au tond, je ne du pas le contraire, mais..,

Louise.

]1 faut «avoir le prendre... avec un peu d'adresse, on l'amène facilement I faire ce que l'on veut.

polira.

Ave* vo'ro adreste, mademoiselle, et quand on a l'honneur d’ètie si fille» rn.iu comme je suit pnvo de col bouueur-la, do ftj&uequo M.da Rouig. ron...

LOUISE

U. dcMontgeron! que dis-tu do II. iiontjeron?

DURLIN.

Je dis... que...

toast.

lion père ne connaît pas U. do Monigcron,

Di BUS.

Non ; mais il a donné l'ordre do l'arrêter et de le fourrer en pri-on, aün de faire «a connaissance.

LOUIS*

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