‹ Le Collier des heuresChapitre 14 sur 57 · SOUS LES PINS · texte numérisé non relu

SOUS LES PINS

Glissement de la brise entre les pins sauvages !. On dirait qu'on entend des flots encor lointains assaillir doucement l'invisible rivag-e, de rires réprimés, de soupirs presqu'éteints !. ..

La solitude unit ses voix délicieuses...

La cig-ale en crissant coupe et scande le temps.

le papillon ajoute au bord des scabieuses

une fleur imprévue aux tons plus éclatants !.,.

La campag"ne là-bas apparaît bleue et rose entre les arbres noirs dont chaque écartement met sur les infinis une porte déclose,

Et, grisé de l'odeur qui monte au firmament,

il semble peu à peu qu'on mêle lentement à la sienne la vie immobile des choses !. . .

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