SOUS LES PINS
Glissement de la brise entre les pins sauvages !. On dirait qu'on entend des flots encor lointains assaillir doucement l'invisible rivag-e, de rires réprimés, de soupirs presqu'éteints !. ..
La solitude unit ses voix délicieuses...
La cig-ale en crissant coupe et scande le temps.
le papillon ajoute au bord des scabieuses
une fleur imprévue aux tons plus éclatants !.,.
La campag"ne là-bas apparaît bleue et rose entre les arbres noirs dont chaque écartement met sur les infinis une porte déclose,
Et, grisé de l'odeur qui monte au firmament,
il semble peu à peu qu'on mêle lentement à la sienne la vie immobile des choses !. . .