LE PRINTEMPS
Les cheveux bouclés, l'air hardi d'un enfant que la vie enfièvre, il va, vient, s'arrête, bondit, un sourire au bord de la lèvre...
Il n'a sur son corps frais et nu qu'un voile de g'aze légère, et sa danse au rythme ingénu est un adorable mystère . . .
Elle l'entraîne, ivre, pâmé ; et sous le ciel d'aube enflammé où recule l'ombre morose,
A chaque pas, très doucement, d'un g-este délicat d'amant, le Printemps éveille les roses...