COULEUR
Vert monotone et doux au velours des clairières, vert encore hésitant qui se nuance d'or, beauté neuve qui rit aux pentes du décor, mousse verte des troncs et vert sombre des lierres.
Sous les voiles légers que tisse la lumière, la forêt, dont la joie a deviné l'été, au creux des rameaux noirs amasse la clarté, et l'âme de sa vie effleure mes paupières.
Le trille d'un oiseau monte, s'éploie et meurt,
le silence est troué de lointaines rumeurs,
le parfum du printemps palpite dans la brise ;
Et comme la cité lointaine dont les murs semblent n'être qu'un tas de cendres sous l'azur, le passé dans mon cœur n'est qu'une tache grise.