‹ Le colon pelvien pendant la vie intra-utérineChapitre 14 sur 18 · BE · texte numérisé non relu

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mésentère terminal appartenant au côlon descendant) ; 2° la formation d'un mésocôlon descendant secondaire, très court, qui fixe le côlon descendant dans sa situation qu’il occupera dans la suite, le long du bord externe (latéral) du rein gauche; 3% formation d’un mésocôlon pelvien, aux dépens de la portion inférieure du mésentère terminal qui, ne disparaissant pas (par adhérence et fusion avec le péritoine pariétal), devient mésocôlon pelvien définitif (méso-sigmoïdeum) ; 4° ce mésocôlon présente une racine ou ligne d'insertion en ligne brisée dont les deux branches, l’une verticale et médiane (racine du mésentère terminal primitif), l’autre transversale (racine secondaire, successivement oblique ascendante, horizontale et oblique descendante), interceptent un cul-de-sac péritonéal : la fossette intersigmoïde. Pour terminer avec cette période de transition, il me reste à indiquer la situation du futur côlon pelvien (flexura sigmoïdea) sur les embryons appartenant à cette période. Nous avons déjà donné au début de ce travail la description des embryons de Toldt, et de von Samson appartenant à cette période (5° à 8° mois). Les dispositions du futur côlon pelvien constatées sur mes cinq embryons ayant cet âge, peuvent être rapportées à trois types, mais d'abord je dois préciser les limites de la portion du côlon que j'appelle sur ces embryons, pelvien : c’est cette anse mobile du gros intestin qui s’étend depuis l'extrémité inférieure du côlon ascendant déjà fixée (crête iliaque), jusque vers le milieu de la concavité sacrée. Les dispositions de cette anse peuvent donc être ramenées aux trois types suivants : 1° Double anse, dont une relevée dans le ventre.— Je n'ai vu cette disposition que sur un seul de mes embryons. Dans ce cas, le futur côlon pelvien, parti de la crête iliaque traversait, en décrivant une anse à convexité inférieure, la fosse iliaque gauche et, arrivé au détroit supérieur du bassin, se recourbait en haut et remontait dans le ventre, parallèlement au bord interne du rein gauche; puis, vers le hile de ce rein, il décrivait une nouvelle anse à convexité supérieure, etallait, parallèlement à la ligne médiane mais à droite d'elle, plonger dans le bassin.

Le côlon abordait le bassin à droite, etne rencontrait la ligne médiosacrée que vers le milieu de la hauteur du sacrum. Cette disposition rappelle celle que Toldt a décrite sur son embryon de 8,3 cent., dont

j'ai déjà parlé. De plus elle nous rappelle la disposition du futur côlon |

tes.

pelvien sur l'embryon de 6,8 cent., alors que la différenciation de l'in testin terminal avait commencé. Les déux anses de côlon pelvien (futur) de l'embryon que je viens de décrire (qui avait 9 cent. de long), représentent les anses prégénitale et Pope de l'embryon du

stade de différenciation.

2° Anse simple préiliaque et prépelvienne. — (Cette (disposition ee

que j'ai vue. sur trois embryons (longs de 18,3, 23,7 et 26 cent. ) me. parait la plus fréquente. Le futur côlon pelvien, parti de la crête iliaque, traversait la fosse iliaque gauche, se portait par-dessus l'entrée = du bassin vers la droite dite ligne médiane du corps, et, arrivé près. de la fosse iliaque droite, se recourbait en arrière et en dedans et pénétrait dans le bassin, à droite de la ligne médio-sacrée. En somme il y avait là une vaste anse colique surplombant l'entrée de la cavité pelvienne, et dont la convexité antérieure touchait la paroi PT | nale antérieure. |

3° Double anse iliaque, gauche et droite au trouvée sur un seul embryon de 32,5 centim.). — Le futur côlon pelvien décrivait deux anses : une première dans la fosse iliaque gauche (prégénitale), puis se portait par-dessus l'entrée de la cavité pelvienne dans la. fosse iliaque droite. Là le côlon formait une deuxième anse, située au- ‘devant de la glande génitale droite, et plongeait dans le bassin en suivant son flanc droit. Cette disposition rappelle celle décrite par Huguier sur les nouveau-nés.

Telle est la disposition des côlons descendant et pelvien et de Les mésos, pendant la période de transition. Passons à la description du fœtus de la dernière période. 3

C. Période définitive. — Ce qui caractérise cette période, c’est : 1° la disparition complète du mésentère terminal primitif, et la formation des mésos secondaires ou définitifs ; 2 l'apparition d’un côlon iliaque, fixé par un méso secondaire à la fosse iliaque gauche.

J'ai examiné beaucoup de fœtus nés avant terme (8 mois, 8 mois 1/2); voici quelle était la disposition du segment gauche du côlon : à) le côlon descendant avait perdu, dans les 4/5 des cas le court méso secondaire, il était fixé par sa face postérieure au flanc gauche de la paroi abdominale; b) entre la crête iliaque et le psoas gauche, ilexiste une portion du gros intestin, décrivant une légère anse à convexité

méso, le plus souvent directement; c’est le côlon iliaque. Sa forma-

‘tion est facile à comprendre, si on se rappelle ce que nous avons dit - plus haut de l'abaissement constant de la racine secondaire du méso-

côlon pelvien. Or cette dernière s’arrêtait, avons-nous dit, vers la partie supérieure de la fosse iliaque, sur les embryons de 5 à 7 mois. Avec l’âge, elle descend plus bas encore, et atteint bientôt le psoas gauche. Cet abaissement de la racine secondaire du mésocôlon pelvien des embryons de cet âge, est dû bien entendu aux progrès du

processus de disparition du mésentère terminal primitif. Une partie

du mésocôlon pelvien adhère par sa face gauche au péritoine de la fosse iliaque et se fusionne avec lui. Il en résulte la fixation dans cette fosse iliaque d’une partie de côlon, étendue entre la crête iliaque etle psoas : le côlon iliaque, rattaché quelquefois à la fosse iliaque gauche par un court méso : mésocôlon iliaque secondaire, mais, le plus souvent, adhérant directement au péritoine iliaque, sans interposition de méso; 3° entre le psoas gauche et la 3° vertèbre sacrée, on voit une longue anse colique, munie d’un très long méso : le côlon pelvien définitif. La situation de ce côlon est en partie extra-pelvienne, en partie contenu dans cette cavité. Parti de dessus le psoas gauche, le côlon pelvien se dirige, le plus souvent, directement vers la droite, en longeant le promontoire, puis arrivé près de la fosse iliaque droite, quelquefois dans cette fosse même, il décrit une anse, pour plonger ensuite dans le bassin.

Le côlon pelvien aborde le bassin en longeant son flanc droit, près de la symphyse sacro-iliaque droite ; puis, se dirigeant vers la ligne médio-sacrée, il va l’atteindre vers la 3° vertèbre sacrée.

Le mésocôlon pelvien long, présente ses deux racines : primitive, longeant toujours la ligne médiane, et secondaire très abaissée et suivant le psoas gauche. Au niveau de l'angle formé par la réunion des

racines on voit quelquefois la fossette intersigmoïde. Mais le plus

antérieure, et fixée à la fosse iliaque, quelquefois par un très court -

souvent celle-ci apparaît sur le feuillet gauche ou inférieur du méso,

affectant alors la forme que j'ai décrite sous le nom de fossette intersigmoïde infantile (loc. cit., p. 139, fig. 36). Je signalerai aussi les replis péritonéaux, qui très souvent partent de la face inférieure du mésocôlon pelvien, pour aller soit aux organes génitaux (trompes et ligaments larges) : repli infundibulo-colique, soit à la parotiliaque ou pelvienne : repli colico-iliaque (loc. cit., p. 137, fig. 86).

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En résumé, dans cette période définitive se sont accomplis les phénomènes suivants : 1° disparition du mésentère terminal primitif, dont une partie seule persiste pour former le mésocôlon pelvien définitif ; 2° formation d'un côlon illiaque, muni ou non d'un court méso secondaire ou définitif.

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Vue d'ensemble sur la situation du côlon pelvien pendant la vie intra-utérine,

Je viens de poursuivre l’évolution embryonnaire du futur côlon pelvien, depuis son apparition jusqu’à son parfait développement. Jetons un coup-d'œil en arrière, pour parcourir dans une vue d’ensemble les diverses étapes traversées par le côlon pelvien dans son développement. Nous le voyons apparaître sous la forme d’une double anse située dans la fosse iliaque gauche (stade de différenciation de l'intestin terminal), se continuant directement avec le colon descendant et le rectum. Puis le futur côlon pelvien s'accroît; de ses deux anses, l’une reste iliaque (dans la fosse iliaque gauche), l’autre devient abdominale, remontant dans l'abdomen, ou surplombant l’entrée de la cavité pelvienne (période de transition). Enfin, le côlon iliaque se forme, et le futur côlon pelvien ne fait plus qu'une énorme anse passant par-dessus l'entrée de la cavité pelvienne, pour pénétrer, après avoir atteint ou non la fosse iliaque droite, dans le bassin. - Ainsi, pendant toute la vie intra-utérine, la plus grande partie de ce que j'ai appelé le colon pelvien se trouve située dans le ventre et non pas dans le bassin. J’ajouterai que ce sera encore sa situation chez le nouveau-né, et même pendant une certaine partie de la vie extra-utérine. Que conclure, sinon que l’anse colique, nettement pelvienne chez l’adulte, ne l’est pas chez l'embryon, et que le nom du. côlon pelvien ne lui convient pas chez ce dernier. Eh bien, il n’en est rien. l'oute cette anse colique est destinée, comme sa partie terminale prérectale, à pénétrer, plus ou moins ‘tard, dans la cavité pelvienne. Si pendant longtemps elle reste à l'entrée du bassin, c'est qu'elle attend, comme bien d’autres viscères pelviens, que les dimensions du bassin lui permettent d'accomplir sa migration et d'occuper sa place définitive. :

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En grande partie, la vessie et l'utérus restent comme le côlon pel-

vies un certain temps dans l’abdomen. Appelle-t-on pour cela ces

organes des viscères abdominaux ? Certainement non. Or, la cause qui retient ces viscères dans le ventre, alors qu ultérieurement ils doivent être cachés dans la cavité du bassin, est absolument la même; les faibles dimensions de la cavité pelvienne. Que celle- ci s'élargisse,

que ses divers diamètres augmentent, et alors es ces oAe iront.

sofriar noi6e: 1% toiteniie Ai 2

s’abriter derrière ses PATOIS. patte SA

Certes, l’anse du côlon sera la dernière à : prendre sa situation pelvienne : mais cela est dû à une cause qui lui est particulière. Chez l'embryon âgé, chez le fœtus 'àterme-et chez le nouveau- -né, cette

anse colique est surdistendue: par le méconium.. Or, les expériences

que jai faites'surles adultes m'ont, suffisamment ‘prouvé combien le côlon pelvien” sürdistenidu a de la-téndance à quitter sa situation profonde, à'se dégager: ‘de: 'étreinte pelvienne pour ‘aller s° ‘étaler au-

déésus de l'entrée du bässin: Cette ’surdistension, incontestable chez.

le fotus, réndra encore plus: inaccessible la cavité” ie rs ‘üne: grande portion de Féñsécolique. tu 2! Auf aie LR TOO Ajoutons aussi que’chez l'adulte même: le côlon En: pat être

expulsé dé la cavité du bassin par le développement exagéré dès vis-:

cères pélviens WE vessié et l'utérus. Il se reproduit done chez l'adulte lé même phénomène: que chez le fœtus : l'étroitesse de’ se cavité: ie viènne, Mais par un mécanisme inverse? Pie: te TE CT En somme, cette anse colique mérite ‘bien, shôme ARE la vie iñtra-utérine, le noni de côlon pelvien,: nom ‘qui n’iidique certainement pas sa situation durant la vie fœtale; mais qui marque bien sa place définitive. Ainsi, sa migration comprend trois stades : t Stade primitif ou iliaque: Doublé anée située dans la fosse

iliaque gauche.

% Siade transitoire où UE Anse sie ou double”.

Due l'entrée de la cavité pelvienne ° Stade définitif ou intra- HE Anse” simple située dans’ ; cavité pelvienne. LEA DER < Les deux premiers stades existent seuls dans la vie tre ‘utérine,

durant laquelle une portion seulement, la préréctale, vecupe déjà sa

situation définitive.

Je ferai remarquer que cette portion aborde toujours la cavité

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