SCÈNE XI
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ELISE, puis Madame de GONDREVILLE.
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En vérité , je ne sais plus où j’ea suis ? c’est Un feu une vivacité ... à peine si l’on a le temps de se reconnaître ... 1,1
Madame de gondreville.
Ah ! te voilà. Il vient d’arriver des chevaux; ils étaient retenus par un voyageur qui attend depuis une heure; mais j’ai promis un louis au postillon, et il va atteler... Payons vite, et partons.
ELISE
Payer... payer... je n’ai plus d’argent, r.
Madame de gondrevi lie.
Comment , tu n’as plus d’argent ?
ELIS E. * < i K ; .
Eh! mon Dieu non! puisque je donne à déjeûner à l’état-major de mon régiment, c’est-à-dire, ton régiment, car je n’y tiens pas du tout. . , • , v • i <• • . i
Madame de cosn RE ville. •• . 1
Comment, tu vas donner un déjeûner quand nous • n’avons que ce qu’il nous faut pour faire notre route. ■'
ELISE. . - < b*
Mais ce d’est pas ma faute... c’est M Adolphe qui a commandé, qui a payé... avec notre bourse... Je ne sais comment cela s’est fait... mais il n’y a qu’un moyen; c’est de tout déclarer à l’aubergiste, de lui emprunter de l’argent , et de partir.
Madame de gondre ville.
Y penses-tu ? cet homme qui ne nous connaît pas voudra-t-il nous croire sur parole! d’ailleurs ce mystère ' ce déguisement! pour qui nous prendra-t-il? Il vaut encore mieux se confier à M. Adolphe.
ELISE
C’est impossible... après ce qui vient d’arriver... Je ne te cache pas qu’il ne m’a parlé que de son amour, qu’il m’a fait une déclaration.
Madame de goudreville.
Eh bien ! il m’en a fait une aussi.
ELISE
Oui; mais moi c’est bien différent, je ne me suis pas fâchée... j’ai même promis de le servir... Il le fallait bien sous ce maudit habit? Juge donc un peu quelle situation était la mienne.
Air de Turenne.
Il me vantait mes charmes à moi -même ,
Et je ne pouvais pas rougir ;
Il me disait : C’est Elise que j’aime ,
Et j’écoutais pour ne pas nous trahir. ’ .
Il m’engageait enfin à lui promettre D’aimer aussi.... J’ai dû m’y résigner.
MaJame de coiDttmu.
Voyez pourtant où peut mener La crainte de se compromettre!
Eh ! mon dieu , quel est ce bruit ?
Ce sont mes invitations qui arrivent.... Aide-moi au moins à faire les honneurs.... Une femme de colonel.... Tu es bien heureuse toi , tu es dans ton rôle.
• Madame de g ordre ville.
Mais, regarde donc toi-même comme je suis.... en habit de voyage...,
ÉLISE
Bah ! ce ne sera rien.... en arrangeant un peu tes che- ' ♦eux.
Madame de gondreville.
Et toi, ton épaulette qui n’est seulement point passée. é l 1 s B.
Ah t c’est que je n’ai jamais pu en venir à bout... Dépêche-toi donc. {Elise arrange les cheveux de madame de Gondreville pendant que celle-ci rattache son /pauietle ).