‹ Le colonel, comedievaudeville, en un acte, de mm. Eugene Scribe et G. Delavigne, representee pour la premiere fois sur le Theatre du Gymnase dramatique, le 29 janvier 1821Chapitre 3 sur 23 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

'* ADOLPHE seul.

Eli bien ! voyez-vous , c’est un sournois ; impossible de lui arracher une parole ... je n’aime pas ces gens- là : moi je parle de mon Elise à tout te monde; c’est si naturel ! , .

*■ Airife Têniert.

Ainsi qu’aux jours de la chevalerie ,

En tous lieux j’aime à publier Que mon Elise est aimable et jolie ,

Et que je suis son chevalier !

Aimant tout seul , je puis bien sans alarmes A chacun dire mon secret;

Ah! que ne suis-je à l’instant plein de charmes Où je serai forcé d’être discret!

Ah! si je pouvais retourner à Paris... obtenir seulement une permission de trois ou quatre jours, j’en resterais huit; on me mettrait un mois aux arrêls.. . mais c’est égal, je l’aurais vue . . . Éh ! pourquoi pas?. .. ce nouveau colonel qui doit nous arriver d’un jour à l’autre . . . ce monsieur de Gondrcville. . . on dit que c’est un jeune

homme aimable et galant ... un luron d’ailleurs , qui dans nos dernières guerres enleva une redoute presqu'à lui tout seul , et qui Se bat comme un diable. .. il est impossible que ce ne soit pas un bon entant. . . il m'accordera sans peine... je vais y penser en déjeùnant. Eh, parbleu ! je savais bien que je voulais quelque chose. . . . Holà ! les garçons !... l’auberge», > eh bien ! corbleu , mon déjeûner ; voilà un heure que je l’ai demandé!

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