FER
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sara es
citoyen, mourant avec la foi et la piété d'un digne enfant de l'Eglise.
Il est rare que le génie et la vertu, que les nobles aspirations et le dévouement le mieux conditionné, défendent un homme des attaques de la misère, Ces âmes, prodigues de dévouement, s'oublient toujours elles-mêmes pour ne s'occuper que du bonheur des autres ; les citoyens généreux, comme des génies tutélaires, ont la main toujours ouverte pour soulager tous les malheurs et toutes les infortunes. M, Dambourgès, honoré du Prince et de l'Etat, ne laissa pas de fortune à ses enfants. Il ne leur légus qu'un peu dé
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na
gloire, de bons exemples et le souvenir d’une vie honorable en tout point.
Enfin, il confia, sur son lit funèbre, sa
femme et ses enfants aux soins de ses
amis qui lui promettaient les faveurs
de la cour. Mais les amis moururent eux-mêmes ou furent bientôt dispersés, Les événements se succédèrent, puis on oublia d’abord et l'on méconnut ensuite, en hauts lieux, les nombreux et brillants états de service du héros
du Sault-au-Matelot. C’est en présence
de ces vicissitudes du sort et de cette
indifférence des citoyens, qu’on peut
répéter avec le grand poëte :
Malheureux l’homme qui fonde Sur les hommes son appui.
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