SCENE PREMIERE
PIERRE, POLESKA, Paysans, Paysannes, Valets du Château.
[Tout est en moupemcnt pour la célébration des fêtes du mariage. Poleska et quelques paysannes achèvent d'entourer de roses une corbeille y les paysans attachent des guirlaniles aux arbres. )
PIERRE
Savez-vons bien , vous autres , que ça prenil une fameuse
tournure, et quYavons ben fait d'arriver au milieu de la nuit
pour vous donner un coup de main.
POLESKA.
Pierre, regarde-donc not'corbeille cl toutes ces roses j'a-
vons joliment arrangé ça,
PIERRE
Pardlne, c;i m'étonne pas, des roses, ca vous connaît
maintenant les mariés peuvent venir , tout est prêt.
POLESKA.
11 n'y a qu'une chose qui m'cbifonue ; quand nous nous marierons, nous serons tous deux, contens comme des rois... et stapendant depuis hier, il m'a semblé... que monsieur Alfred...
PIERRE
Et moi aussi y m'paraît tout triste... c'est drôle... car enfin.
s'il est plus biau q'moi... il me semble itou qu la mariée est plus belle...
POLESKA.
Qu'moi p'tétc... Toyez un peurjoli compliment!
PIERRE
Allons, n"vas-tu pas t'fâcber encore mon Dieu î mon
Dieu! d'puis hier, t'es d'une humeur et surtout c'raatin.
POLESKA.
Dam! aussi... c'est ben singulier qu'mon oncle Stanislas n'soit pas encore arrivé, lui qui nous avait promis d'êlre ici c'matin cVbonne heure, après son service, pour nous aider.
PIERRE
Eh ! ben uiorguenne y viendra plus tard ; pourvu tpi'il arrive.... mais, silence, j'aperçois monsieur Derwitz et son neveu.