‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 10 sur 184 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

| a | sible quece bon Pasteurqui pendanttrente- | 3 trois ans n’a cessé de courir après la brebis | r égarée, par des chemins laborieux et pleins | = | d’épines, avec des peines si extrêmes qu’il ! La

| luien a coûté le sang et la vie,voyant main- | | à ! tenant sa brebis venir à lui dans le dessein | Is | à de ne plus suivre d'autre conduite que la | | sienne,et aveCune volonté peut-être encore j un peu faible, mais sincère de lui obéir, | | refusât de jeter sur elle un regard de misé- >, | É | ricorde, de prêter l'oreille à ses cris, et de | | | la rapporter sur ses épaules à la bergerie! | Sans doute, ah! gardons-nous d’en douter, | il la voit rentrer dans le troupeau avec une | | joie inexprimable. et il invite les Anges du | | ciel à s’en réjouir. Car s’ilchercheavectant |! | de diligence la drachme de l'Evangile, qui est la figure dupécheur,s’ilremue tout pour | la trouver, peut-il rejeter celui qui, comme | une brebis attristée de ne plus voir son | | pasteur, se met en devoir de retourner au | bercail? Quelle apparence que l'époux des ! | âmes, qui frappe sans cesse à la porte de | notre cœur, qui brûle d'y entrer, et qui n’a | point de plus grand plaisir que de se com- | Mmuniquer à nous et de nous combler de | ses biens, trouvant cette porte ouverte, et | Voyant que nous le prions de nous honorer | | de sa visite, ne daigne pas nous accorder | : la faveur que nous sou aitons ?

| Le troisième moyen d'acquérir cette sa- | ! lutaire confiance est de rappeler souvent ! | dans notre mémoire les divines Ecritures,

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ces cracles de la vérité, qui en mille endroits assurent qu+ quiconque espére en Dieu ne lomberu point dans la confusion.

(Ps. XXX, 2.)

Enfin le quatrième moyen d’avoir tout ensemble la défiance de nous-mêmes et la confiance en Notre Seigneur, est, lorsque nous avr ns ou quelques bonnes œuvres à faire, ou quelque passion à combattre, avant de rien entreprendre, de jeter les yeux d'un côté sur notre faiblesse, et de l’autre sur la puissance, sur la sagesse, sur la bonté de Dieu, et, tempérant la crainte qui vient de nous par l'assurance que Dieu nous donne, de nous exposer courageu:ement à tout ce qu'il y a de plus pénible dans les travaux. et de plus rude dans les combats. Avec ces armes jointes à la prière, comme on le verra dans la suite, nous serons Capables d'exécuter les plus grands desseins et de remporter les plus insignes victoires.

Si nous manquons de suivre cet ordre, quoiqu’il nous semble que nous agissons par le principe d’une véritable espérance en Dieu, nous nous trompons le plus souvent, parce que la présomption est si naturelle à l’homme, qu’elle se mêie insensiblement avec la confiance qu'il s'imagine avoir en Dieu, et avec la F7 A qu’il croit avoir de lui-même. Ainsi, pour s'éloigner ie plus qu'il est possible de ja présomption, et pour faire entrer dans toutes ses œuvres

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