‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 113 sur 184 · CHAPITRE LX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LX

fiance en sa divine miséricorde, et croire

ue, puisqu'il nous fait voir le péril, il a in de nous entirer et de nous unir plus étroitement à lui par l’oraison. C’est de quoi nous devons lui témoigner une extrême reconnaissance.

Mais, pour revenir à ces mauvaises pensées qui nous assiègent malgré nous, il est très certain qu’elles se dissipent beaucoup mieux par une humble souffrance de la peine qu’elles nous font, et par l’applicetion de notre esprit à quelque autre objet que par une résistance inquiète et forcée.

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De l'examen de conscience

| ANS l'examen de votre conscience, vous : }? avez trois choses à considérer : 1° les * fautes que vous avez commises durant la journée; 2° les occasions qui vous y ont engagé; 8° la disposition où vous êtes de commencer tout de bon à vous défaire de vos vices, et à acquérir les vertus contraires.

À l'égard des fautes commises durant la journée, vous observerez ce que je vous ai enseigné dans le chapitre XXVI, qui contient tout ce qu’il faut faire lorsqu'on est tombé dans quelque péché. Pour ce qui est des occasions de vos chutes, vous tâcherez de les éviter avec tout le soin et toute la

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vigilance possibles. Enfin, pour vous corriger de vos défauts et pour acquérir les vertus qui vous manquent, vous fortifierez votre volonté par la défiance de vousmême, par la confiance en Dieu, par l'oraison, et par des désirs fréquents de détruire vos mauvaises habitudes, et d'en contracter de bonnes.

Si vou. croyez avoir remporté quelque victoire ou avoir fait quelque bonne œuvre, défiez-vous de cette pensée, gardez-vous bien de vous en estimer uavantage. Je ne vous conseiile même pas d'y penser beaucoup, de crainte qu’il ne se glisse par là dans votre cœur quelque sentiment secret de présomption et de vaine gloire. Remettez donc toutes vos épreuves. quelles qu’elles soient, entre les mains de la divine miséricorde. et ne songez qu’à vous acquitter à l’avenir de tous vos devoirs avec plus de ferveur que jamais. N'oubliez pas de rendre à Dieu de très humbles actions de grâces pour tous les secours que vous en avez reçus ce jour-là. Reconnaissez qu'il est l’auteur de tout bien, et remerciez-le en particulier de ce qu’il vous a délivré d'un grand nombre d’ennemis, soit visibles, soit invisibles; de ce qu’il vous a irspiré beaucoup de bonnes pensées et fourni plusieurs occasions de pratiquer ja vertu: et enfin de ce qu’il vous a accordé une infinité d’autres biens qui vous sont cachés.

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