‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 123 sur 184 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

perdre, est absolument la même chose,

Qu'il ne faut pas même faire le bien au quel notre volonté se porte, que nous ne l'ayons soumise à celle de Dieu, avec simplicité et humilité de cœur, disposés à n'en faire que ce que sa majesté ordonnera, sans aucune recherche de nous-mêmes.

Nous nous portons souvent à de bonnes actions par de fausses lumières ou par un zèle indiscret ; nous trouvons quelquefois en nous de faux prophètes qui sous l'apparence de brebis cachent des loups ravisseurs,

Mais l'âme les reconnaîtra à leurs fruits, quand elle se trouvera troublée et inquiète, quand elle verra ses sentiments d'humilité

Itérés, son recueillement dissipé, sa paix + sa tranquillité évanouies: enfin quand elle s’'apercevra qu’elle a perdu en un moment ce qu’elle avait acquis avec beaucoup de temps et de travail.

[l arrive quelquefois qu’on tombe dans ‘e chemin : alors il faut s’humilier de ses fautes ; l'humilité nous relève. et nous fait prendre des résolutions de veiller sur nous de plus près à l'avenir.

I peut arriver que Dieu permette que nous fassions des fautes, pour humilier en nous quelque sentiment d'orgueil que notre amour-propre nous tient caché.

L'âme peut aussi quelquefois éprouver les atteintes de Ja tentation. mais ilne faut Pas qu’elle s’en trouble : elle doit s’en reti-

Sodoulse: ah des HAE Re

rer avec douceur, Sans efforts, et se remettre dans son premier calme. en observant d'éviter tout excès, soit de joie, soit de tristesse.

Enfin nous n'avons qu'une chose à faire.

c’est de conserver notre âme paisible. nette et pure devant Dieu. Nous le trouverons au dedans de nous, et nous connaitrons par expérience que 5à divine volonté tend

\ foujours au bien et al'utilité de sa créature.

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L'âme doit demeurer seule et détachée de tout, afin que Dieu opère en elle ce qui lui est agréable.

{nous SOMMES bien persuadés de l’es- \, time que nous devons avoir de notre + \ me, la considérant comme un temple destiné à être la demeure de Dieu, prenon:

garde que les chose: du monde ne l’occupent trop: espérons au Seigneur, et attendons sa venue en elle avec confiance. I y entrera s’il la trouve seule et détachée seule, sans autre pensée que celle de le recevoir; seule, sans autre amour que le sien; seule enfin, sans autre volonté que son bon plaisir.

Nefaisonsrien d'extraordinaire de nous mêmes, pour mériter de recevoir en nou:

celui que tous les êtres créés ne sauraient

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