O LI LE
LR
TOR ET RTE IC CC LE À Lers
Librairie Notre-Dame 2: | 28, Notre Dame Ouest
MONTRÉAL VITGEX 66 Enr
ét00
Ho s:
Bx à 360 Est
LS 3414 MCTES Prex
n n'est généralement pas d'accord sur
( le nom de l’auteur de l'excellent ou- — vrage le Combat spirituel. L'opinion la plus commune en attribue la paternité à un pieux religieux de la congrégation
des Théatins, le R. P. Scupoli, mort à | Naples en odeur de sainteté, le 28 novem- | bre 1610, à l’âge de près de quatre-vingts
ans. Îl avait été reçu par saint André
: Avellin, supérieur de la maison des Théa-
tins de Naples: il fit sa profession le 16 janvier 1572, à l’âge de quarante ans en-
| «iron. Il demeura ensuite dans les villes de
Plaisance, Milan, Gênes, Venise et Naples.
Il vécut toujours dans une grande union avec Dieu, une rigoureuse pauvreté, et soutint avec une patience héroïque une calomnie affreuse, que suscita contre lui une personne du monde, dans un temps où ce saint prêtre exerçait avec un grand zèle les fonctions de son ministère; il était
| même venu à Gênes dans le dessein de se-
courir les pestiférés. Ce digne religieux
| adora les décrets de la Providence, qui
permettait cette calomnie. Il vint à Venise, où il vécut dans la reiraite, uni à Jésus- Christ humilié et souffrant, et y composa le Combat spirituel. La première édition de cet ouvrage, écrit en italien et qui n’a-
vait d’abord apitres, parut à Venis l'y en eut près | de cinquante nt la mort de l’auteur. Peu
l’auteur ; et qu
françaises n'a
donna à Paris chapitres, ave rituel, compo appelés com eux au Alexan
ment eunensssnmesmenromoernnecnreremmnansenansnnes ren
ART rte mer
equ'ila
in et en
anglais, en espaportugais, en grec, nd. Une dissertation bat spirituel, imprià Vérone en 1741, et
Ce) estimeseene } nn remimenenannsemmnanesnemurtanmtnerernmnsn eos ren 0) —.—
cr
mm
+ (e pa
me
rentes éditions. Parmi les traductions la-
dont le P. Contini, théatin de Venise, est | l’auteur, donne la date de toutes ces diffé- |
tines, il y a celle du P. Méazza, théatin de |
Milan, imprimée à Munich ; celle du célèbre Lorichius, professeur dans l’université de Fribourg, et ensuite Chartreux : celle du Père Mazotti, théatin de Vérone, qui, étant venu à Paris, en donna, en outre, une traduction française, dont il y a eu pendant l’espace de quinze ans (depuis 1568 jusqu’en 1673) cinq éditions. Le même P. Mazzotti surveilla l'édition italienne donnée en 1659 à l’imprimerie royale, à Paris, infolio On voit auf ronlispice de cette superbe édition le nom et le portrait du P. Scupoli Ce pieux auteur ayant encore fait quelques additions à l'édition divisée en soixante chapitres, le Combat spirituel fut distribué en soixante-six chapitres. Dès l’année de la mort de l’auteur, c’est-à-dire dèsl’an 1610, l'édition qu’on en donna à Bologne parut avec le nom du Père Scupoli. Plusieurs éditions précédentes avaient paru, par l’humilité de l’auteur, tantôt sous le simple nom d’un serviteur de Dieu, tantôt sous le nom général des Pères Théatins. Le P. Scupoli est encore auteur d’un petit ouvrage intitulé : /a Paix de l'âme ou le entier du Paradis, dont nous donnons également ici Ja traduction.
Ce pieux écrivain a encore produit d’au-
| tres opuscules, mais qui n’ont pas été tra-
om
RE D mm — ‘* }
LS
ET
en
© © me a
Le ]
duits en français, entre autres, la Maniér d'assister les infirmes, la Manière de réciler le rosaire, Addition au Combat spirituel, qui eût pu faire une seconde partie au Combat spirituel, si elle eût pu être revue et perfectionnée par l’auteur.
L’épitre dédicatoire que le P. Scupoli
| mit au commencement du Combat spiri-
tuel est une offrande de son ouvrage à
! Jésus-Christ, et cette pieuse dédicace se
trouve à l'édition italienne du Louvre. Le P. du Buc, supérieur des Théatins de Paris, donna en 1696 une traduction du Combat spirituel. Celle que nous dunnons ici est du Père Brignon et depuis deux cents ans qu’elle a paru son succès n’a fait que grandir.
Saint François de Sales, dans une de ses lettres (épître 48. Livre ID) écrit qu'il porta sur lui pendant quinze ans Le Combat spirituel et qu'il le lisait toujours avec un nouveau profit ; il l’appelait son cher livre, son livre favori. Mgr Camus, évêque de Belley, rapporte ceci : « Je demandais un » jour au bienheureux évêque de Genève » qui était son directeur. Il tira de sa poche » le livre du Cosbat spiriluer, et me dit :
» Voilà celui qui, avec Dieu, m’enseigna » dès ma jeunesse : c’est mon maître dans > les exercices de la vie intérieure. Lors- » que j'étais écolier à Padoue, un théatin » me l’enseigna et me le conseilla : j'ai suivi »* Son avis, et m'en suis bien trouvé. Il a
enr manon none ntm C3
» été composé par un saint religieux de » cette célèbre congrégation, qui a caché » Son nom particulier, et qui l’a laissé se » répandre sous le nom de son institut. »
Ce témoignage authentique de saint François de Sales, outre qu'il confirme l'opinion généralement admise que Le Combat spirituel estl'œuvre d’un religieux de la congrégation des Théatins, contient encore un avis des plus salutaires. Sachez le mettre à profit. Imitez l’exemple du saint évêque de Genève, lisez souvent cet excellent traité ; il est tout de pratique. Le pre-
mier chapitre à lui seul suffit pour éclairer :
toutes les âmes sur la voie de la vraie piété, d’une grande ferveur et de la vraie sainteté.
Suivezla doctrine du Cor:bat spirituel, et vous vous élèverez ‘ une grandeperfection.
Braïine-le-Comt:, en la fête de sainte
Elisabeth de Hongrie, 19 novembre 1901.
Les EbiTeurs.
| E Combat spirituel est un de ces ou- | | vrages dont le nom seul fait l
4 contient en abrégé tou
la vie intérieure. C’est
aient le même : : orter ies | âmes à un pa e tout ce | qui n’est pas D est diffé- | rente. L'Imit Christ est |
sentences qui n'ont pas |
ES
| toujours beaucoup de liaison entre elles :
| mais le Combat spiriluel a des discours | suivis et traite à fond les matières. Quoi | qu’il en soit, il l’avait souvent entre les | mains, et ne passait pas de jour sans en | lire quelque chapitre ou quelques pages.
| Aussi l’on peut dire qu'il s’est étudié tant | qu’il a vécu à en prendre l'esprit, et qu'il | en tirait les règles dont il s’est toujours | servi pour acquérir cet empire absolu qu'il
avait sur ses passions et sur tous les mou-
vements de son cœur.
Le mérite et la réputation de ce livre universellement estimé ont excité entre divers Ordres religieux quelques doutes sur son véritable auteur. Les RR. PP. Bénédictins veulent que ce soit dom Jean de Gattanisa, Espagnol ; ‘.s RR. PP. Théa-
| | | | Scupoli, Italien: le P. Théophile Raimond, célèbre écrivain de la Compagnie de Jésus,
assure que c’est le P. Achille Gagliardo, | jésuite, le fameux prédicateur en Italie, | connu, estimé et chéri particulièrement de !
saint Charles Borromée Je ne me hasar.
derai point à trancher le différend, quelque
intérêt que j’y puisse avoir; car outre que |
cela demanderait une longue discussion,
j'aime mieu * saisser chacun en possession | de ses droits, que de me faire des ennemis en me déclarant ouvertement pour l’un des | partis.
| Il en sera donc du Coribat spirituel |