CHAPITRE XI
ment la grâce à Notre Seigneur, et de considérer souvent les biens infinis que Dieu nous à accordés et dont il nous comble encore à toute heure, non point par rapport à notre intérêt, mais uniquement dans l'intérêt de sa gloire.
De quelques considérations ui peuvent Porter la volonté à ne vouloir que ce que Dieu veut.
| jour engager plus facilement notre vo-
| lonté à ne vouloir que ce que Dieu veut et à ne chercher que sa gloire, souvenons-nous qu’il a daigné nous aimer et nous honorer le premier de mille manières différentes. C’est lui qui nous a tirés du néant, qui nous a créés à son image, qui a fait toutes les autres créatures pour notre service ; c’est lui qui, voulant nous donner un rédempteur, nous a envoyé, non pas un Ange, mais son Fils unique, qui a racheté le monde, non pas au prix de l'argent et de l'or, qui sont des choses corruptibles, mais au prix de son sang (1), et par sa mort, non moins infâme que douloureuse ; c'est lui enfin qui à tout moment nous | protège contre la fureur de nos ennemis, combat pour nous par sa grâce, et, pour
(1) I'° Epitre de saint Pierre, I, 18, 19.
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fortifier notre faiblesse, est toujours prêt à | nous donner le corps de son Fils à la sainte | table.
Ne sont-ce pas là des témoignages certains de l’estime et de l'affection que ce grand Dieu a pour nous? Qui pourrait comprendre jusqu'où va sa charité pour des créatures aussi pauvres et aussi viles que nous, et jusqu'où doit aller notre reconnaissance pour ce bienfaiteur de qui nous tenons tout ? Si les grands de la terre, se voyant honorés par des personnes que la naissance et la fortune ont mises audessous d’eux, se croient néanmoins obligés de leur rendre quelque honneur, quels hommages ne doivent pas rendre des vers | de terre au souverain Maître du monde, qui leur donne tant de marques de sa bienveillance et de son estime! Il faut surtout nous souvenir que cette infinie Majesté
|! mérite que nous la servions par le principe d’un amour très pur, qui ne cherche qu’à lui plaire.
ë ppp frhongles CHAPITRE XI Il y a dans l'homme plusieurs volontes qui se font sans cesse la guerre
L y a dans l’homme deux volontés, l’une
| supérieure, l’autre inférieure. La pre- | mière est celle que nous appelons com: | | munément la raison; l’autre, celle à la- |
( à à messe
PS