‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 45 sur 184 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

: le voir dépouillé et tout nu entre les mains

des bourreaux, près d’être fouetté et atta-

. ché àune croix pour l'amour de vous.Quand

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vous entendez quelque bruit confus, croyez entendre ces criseffroyablesd’une populace mutinée contre son Seigneur : Ofez-le du monde! ôtez-le du monde! Crucifiez-le! crucifiez-le!

Toutes les fois que l'horloge sonnera, pensez à ce battement de cœur que Jésus sentit dans le jardin des Oliviers lorsqu'il fut saisi d'une frayeur mortelle à la vue des cruels tourments qu'on lui préparait; ou bien songez aux coups de marteau que les soldats lui donnèrent en le clouant à la croix. Enfin, quelques peines et quelques

douleurs de vous enduriez ou que vous

voyiez endurer aux autres, soyez certain qu'elles ne sont rien en comparaison de celles que votre Sauveur souffrit, et dans son corps et dans son âme, durant tout le cours de sa Passion.

pr née

CEA LDEPTHYS Nr A'ITP

'APISUE PAPERI AUS De quelques autres moyens de faire, en diverses occasions, un bon usage des sens extérieurs.

à PRÈS vous avoir montré comment on à doit élever son esprit des choses sen- 4 À sibles aux choses de Dieu et aux mystères de la vie de Jésus-Christ, je veux

| encore vous enseigner d’autres moyens d'en tirer divers sujets de méditation. afin | que,comme les goûtssont différents chacun trouve ici de quoi satisfaire sa dévotion:

ce qui est d’une grande utilité non seulement aux personnes simples, mais même aux plus spirituelles, qui ne vont pastoutes par la même voie à la perfection, qui ne suivent pas la même conduite, et qui ne sont pas également nées pour les plus hautesspéculations.Au reste, ne craignez point que cette grande diversité de pratiques vous cause de l'embarras et du trouble; tâchez seui.ment d’en user avec discrétion. Consultez quelque sage directeur ; abandonnez-vous entre ses mains avec beaucoup d’humilité et de confiance, non seulement pour ce qui regarde ce que je vais dire, mais pour tout ce que je dirai dans la suite.

Lors donc que vous jetterez les yeux sur des choses qui vous plaisent, et dont on fait cas dans le monde, persuadez-vous que de soi elles sont viles comme la boue, qu’elles ne sont rien en comparaison des biens du | ciel, où vous ne parviendrez qu’en foulant | aux pieds toutes les vanités du monde.

Quand vous regarderez le soleil, songez que votre âme ornée de la grâce est beau- | Coup plus belle et plus lumineuse que tous | les astres ensemble, et que sans + grâce elle est plus noire et plus affreuse que les ténèbres de l'enfer. En considérant le ciel

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