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CHAPITRE XXV

actions de grâces, comme des faveurs du ciel; mais s’ils nous causent du trouble, s’ils abattent notre courage, s'ils nous rendent parésseux, timides, lents à nous acquitter de nos devoirs, nous devons croire que ce sont des suggestions de l’ennemi, et loin d’y faire attention, il faut les mépriser et continuer nos exercices ordinaires.

Mais outre cela, comme il arrive le plus souvent que nos inquietudes naissent des maux de cette vie, pour nous en défendre nous avons deux choses à faire : l’une est de considérer ce que ces maux sont capables de détruire e nous, si c’est l'amour de la perfection, c .. 'amour-propre. S'ils ne détruisent que l’mour-propre, qui est notre ennemi capital, nous ne devons pas nous en plaindre, nous devons plutôt les accepter avec joie et avec reconnaissance, comme des grâces que Dieu nous fait, comme des secours qu’ilnousenvoie; mais, s'ils peuvert nous détourner de la perfection et nous rendre la vertu odieuse, il ne faut pas pour cela nous décourager ni perdre la paix du cœur,comme nous le verrons bientôt.

L'autre est d'élever notre esprit à Dieu et de recevoir indifféremment tout ce qui

nous vient de sa main, persuadés que les | croix mêmes qu'il nous présente ne peu- | vent être pour nous que les sources d’une

infinité de biens que nous négligeons parce qu'ils nous sont inconnus.

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COMBAT SPIRITUEL CHAPITRE XX VI Ce qu’il faut faire lorsqu'on a reçu quelque blessure dans le combat spirituel

uañD vous vous sentez blessé, c'est- { à-dire quand vous voyez que Vous Y, avez fait quelque faute, soit par fra- |, gilité, soit avec réflexion et par malice, ne vous afiligez pas trop pour cela; ne vous laissez pas aller au chagrin et à l'in uiétude ; mais adressez-vous aussitôt à Dieu, et dites-lui avec une humble confiance :

C'est maintenant, Ô mon Dieu, que je fais voir ce que je suis: Car que pouvait-on attendre d'une créature faible et aveugle comme moi, que des égarements et des chutes? Arrêtez-vous un peu là-dessns, afin de vous confondre en vous-même et de concevoir une vive douleur de votre faute.

Puis, sans vous troubler, tournez toute votre colère contre les passions qui vous dominent, principalement contre celle qui a été la cause de votre péché.

Seigneur, direz-vous, j'aurais «commis de bien plus grands crimes, si par votre infinie bonté vous ne m'eussiez secouru.

Rendez ensuite mille actions de grâces à ce Père de miséricorde; aimez-le plus que jamais, voyant que, bien loin d’être irrité de l’injure que vous venez de lui faire, il vous tend encore la main, de peur que vous ne tombiez de nouveau dans quelqu: désordre pareil.

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