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reste que plus vous aurez de courage, ou pour vous vaincre vous-même, ou pour résister à vos ennemis, plus les difficultés | s’aplaniront et vous paraîtront légères.
La troisième raison est que dans nos bons propos nous considérons moins la | vertu et la volonté de Dieu que notre inté- | rêt ; ce qui arrive d'ordinaire lorsque nous sommes comblés de consolations, particu- | lièrement dans le temps de l’adversité; | car, ne trouvant ici-bas nul soulagement à nos maux, nous formons alors le dessein de nous donner tout à fait à Dieu, et de ne
lus nous appliquer qu’aux exercices de a vertu. Pour ne point pécher de ce côtélà, gardons-nous bien d’abuser des grâces du ciel; soyons humbles et circonspects dans nos bonnes résolutions, et ne nous laissons pointemporter a une ferveur indiscrète, qui nous engage témérairement à faire des vœux que nous ne puissions pas accomplir. Mais si nous sommes dans l’affliction, proposons-nous seulement de bien porter notre croix, selon que Dieu nous l'ordonne, et d’y établir notre gloire jusqu’à refuser toute sorte de soulagement de la part des hommes, et quelquefois même de la part de Dieu. Ne demandons ni ne désirons aucune chose, sinon que la mai du Tout-Puissant nous soutienne dans nos maux, et qu'avec sa grâce nous supportions patiemment toutes les peines qu'il lui plaira de nous envoyer.
et