‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 57 sur 184 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

| la première est que ces désirs et ces réso- | lutions ne sont pas fondés sur la défiance de soi-même et sur la confiance en Dieu :

d'où il suit que l'âme est remplie d’un

| orgueil secret, et s’aveugle de telle sorte, qu'elle prend pour une vertu solide ce qui | n'en a que l'apparence. Le remède pour guérir ce mal et la lumière pour leconnaître viennent de la divine bonte,qui permet que nous tombions, afin qu'éclairés et instruits par nos propres chutes, nous passions de la confiance que nous avons en nos forces à cellequenous devons avoirensagrâce, d’un orgueilpresque imperceptible à une humble connaissance de nous-mêmes. Ainsi nos bonnes résolutions ne peuvent être efficaces, sielles ne sont fermeset constantes ;et ; elles ne peuvent êtres fermes et constantes, |

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si elles n'ont pour fondement la défiance de nous-mèmes et la confiance en Dieu.

La seconde raison est que, lorsqu'on :

r | forme quelque bon désir, on ne se propose | ue la beauté et l'excellence de la vertu, qui | | de soi attire les volontés les plus faibles, | À |

| et qu’on ne regarde point les travaux qui

| sont nécessaires pour l’acquérir ; ce qui fait

qu’à la moindre difficulté une âme lâche se

| | rebute et quitte son entreprise. C'est pour-

| quoi accoutumez-vous à envisager plutôt |

les difficultés qui se rencontrent dès l’ac-

quisition des vertus que ies vertus mêmes, |

pensez-y souvent, et, selon les occurrences,

préparez-vous à les surmonter. Sachez au 63+ 8 na

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