CHAPITRE XLVI
de nouvelles pour la gloire de son Pere et pour votre sanctification.
Après cela regardez-le tout couvert de sang, et soyez certain que ce qu'il a le plus à cœur est que vous preniez en patience votre afiliction, et qu’il prie même son Père de vous aider à porter non seulement cette croix, mais toutes celles qui pourror: vous arriver dans la suite. Confirmez va:
de nouveaux actes la résolution où vou:
êtes de tout souffrir avec joie; puis. élevant votre esprit au ciel, rendez au Père des miséricordes mille actions de grâces de ce qu’il a bien voulu envoyer au monde son Fils unique, afin qu’il souffrit de si horribles tourments, et qu’il fût notre intercesseur auprès de lui. Priez-le enfin de vous donner la vertu de la patience par les mérites et par l’intercession de ce Fils, qu’il aime comme lui-même.
me eq CHAPITRE XLVII
D'une autre manière de prier par lavoie de la méditation
"ous pourrez encore prier et méditer
d’une autre manière. Après avoir con-
" Sidéré les peines de Notre Seigneur,
et l’allégresse avec laquelle il les souffrait,
vous passerez de la considération de ses
douleurs et de sa patience à deux autres considérations non moins importantes.
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L'une sera celle de ses mérites infiniss | l’autre, celle du contentement et de la gloire que reçut le Père éternel de l’obéissance qu'il lui rendit jusqu'à la mort,et | même à la mort dela croix. Vous représenterez ces deux choses à sa divine majesté, comme deux raisons puissantes pour en obtenir la grâce que vous désirez. Cette |
. pratique pourra s'étendre non seulement à tous les mystères de la Passion du Fils de Dieu, mais encore à tous les actes, soit intérieurs, soit extérieurs, qu'il faisait en chaque mystère.
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CHAPITRE XI | D'une manière de prier fondée sur l'intercession de la Ste Vierge
| urrE les diverses manières de méditer
{ | dont nous venons de parler, ilyen a
une autre qui s'adresse particulièrement à la sainte Vierge. D'abord vous penserez au Père éternel, puis à Jésus-Christ Notre Seigneur, et enfin à sa glorieuse Mère.
A l'égard du Père éternel, vous considérerez deux choses : l’une est l'affection toute singulière ge a eue de toute éternité pour cette Vierge très pure, avant même qu’il l’eût tirée du néant; l'autre est
| Véminente sainteté qu'il lui a communi- | quée, et tout le bien qu’elle lui a fait depuis