‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 89 sur 184 · PRÉ RRE RER SE —— · texte numérisé non relu

PRÉ RRE RER SE ——

per,

an mens me ” e} Le

de faire le bien, brûlant d’ailleurs du désir de le servir, nous arrêterons la vue sur lui, en attendant son secours avec confiance et | humilité. Cet aveu de notre faiblesse, ce | désir de servir Dieu, cet acte de foi fait de ! la manière que nous avons indi uée, tout | cela est une prière tacite, qui obtient in- | failliblement du Ciel ce que nous voulons, et qui a d'autant plus de force que l’aveu | | |

a CHAPITRE XLVI 167 | Î | |

est plus sincère, le désir plus ardent. la foi plus vive. Il y a une autre prière sembla-

‘ ble, mais plus courte, qui se fait pur un

regard simple de l'âme exposant aux yeux | du Seigneur son indigence, et ce regard | n'est autre chose que le souvenir d'une | grâce qu’on avait demandée, et qu'on de- | mande encore sans rien dire et sans exprimer son désir.

Tâchons de mettre en usage cette sorte | d’oraison, et apprenons à nous en servir | en toute rencontre, parce que l'expérience | nous fera voir que, comme il n'ya rien de | plus aisé, il n’y a rien aussi de plus excellent et de plus utile. |

mens.

LA PETRE VET De la méditation

UAND On veut donner un peu plus de | temps à la prière, comme une demi-

\ heure, une heure, ou même davantage, | il faut y joindre la Passion de Notre Sei.

LS

gneur, et appliquer à la méditation sur quelque point de la vie ou de la vertu que l'on veut acquérir toutes les réflexions qui se font sur cette matière.

Si donc vous avez besoin de vous exciter | à la patience, arrètez-vous à considérer le ! mystère de la flagellation de notre Sau- | veur. Songez : 1° comment les soldats, ayant eu ordre de le conduire dans le lieu où il devait être flagellé, l'y trainèrent avec | de grands cris et des railleries sanglantes, | 90 comment ces cruels bourreaux dépouil- | lèrent entièrement son Corps divin, modèle de toute pureté ; 3o comment ses mains | innocentes furent liées très étroitement à | la colonne ; 4° comment tout son COrpE fut | tellement déchiré par les fouets. qu'il en | coulait jusqu'à terre des ruisseaux de sang; 5° comment les coups, souvent redoublés dans une même partie. augmentaient et renouvelaient ses blessures.

Pendant que vous méditez sur ces points | ou sur d’autres semblables, propres à vous inspirer l'amour de la patience, appliquez d’abord vos sens intérieurs à ressentir le | plus vivement que vous pourrez les doujeurs inconcevables que souffrit votre divin Maître dans toutes les parties de son corps et dans chacune en particulier. De là passez à la considération de celles qu'ilendura | dans son âme sainte, et tächez de concevoir avec quelle patience et quelle douceur | illes supportait, toujours prêt à en souffrir |

Page 1