‹ Le comic almanackChapitre 54 sur 76 · LA GRANDE VENTE DES ALBUMS-AUBERT · texte numérisé non relu

LA GRANDE VENTE DES ALBUMS-AUBERT

— Les modes d’hiver font leur apparition dans toute leur splendeur, et les élégantes parisiennes ne se m mtrent plus que couvertes de fourrures à l’instar des merveilleuses du Groenland ; quant aux hommes, dès que le thermomètre descend à un degré au-dessous de zéro, ils s’affublent de trois redingotes, dont un paletot, et le tout est recouvert d’un manteau ; quant à la figure elle est entourée d’un vaste cache-nez qui ne laisse à découvert que les yeux; aussi jamais ces visages ne paraissent-ils plus jolis.

— Jamais Gazette des tribunaux n’est plus agréable à lire qu’au mois de décembre , car les tireurs , les gouêpeurs et les chourineurs travaillent alors chaque nuit avec le plus grand succès dans les rues de Paris, et, craignant d’être en retard dans leur ouvrage, ces gens laborieux ont toujours soin de demander l’heure qu’il est à tous les passants. — Généralement on leur fait hommage de la montre comme souvenir d’estime et d’amitié.

— En province la fête de Noël ramène l’antique usage de la bûche gigantesque placée dans le foyer domestique; — les artistes parisiens fêtent aussi cette solennité à leur manière ; et comme dans beaucoup d’ateliers il y a rarement un foyer et jamais de bûche, ils se réchauffent en battant la semelle jusqu’à ce que les bottes elles-mêmes prennent feu.

Page 1