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LE LIVRE D’OR DU COMITÉ

Le Comité de bienfaisance trouva en eux de précieux auxiliaires, dévoués, non seulement dans l’accomplissement de sa tâche charitable, mais aussi dans son œuvre de propagande en faveur des œuvres hospitalières et de bienfaisance de la Communauté. Mêlés à toutes les commissions qui, depuis cette époque, se formèrent dans le but d’aider à l’accroissement des ressources du Comité, ils ont contribué, pour une large part, au développement et à la prospérité des établissements et des institutions de charité des Israélites de Paris.

En accomplissant avec un zèle aussi soutenu la mission qui leur était confiée, ils suivaient l’exemple des Sociétés de secours mutuels dont ils étaient issus. Les Hehrotli en effet, rebelles d’abord à l’établissement de la Société de secours dont la création devait être le signal de leur disparition, se groupèrent autour du

Ab. Caben, Oulry joune, Elie Kulman, Federman, Marix Joseph, Em. Rottenbourg, Albert Lévy, Wittlicb, Eug. Dorville, Neph. Lévy, Elie Picard, Ab". Bernheim, Joseph Israël, Hanau, Simon Hayem, Michel Lévy, Harscher, Maurice Polack, J. Bloch, Martin- Louis Lévy, Manuel Feiner, Cahen Isaac Simon, Moïse Moïse, Prosper Picard, Jules Gaffré, Bloch aîné, Derenbourg, Lazarus, Mayence, Jacob Schmoll, Jacques Gougenheim, Bernard, Louis Worms, Marc Klolz, Achille Lion, Kopenhague, M. Léon, Mendèz üls.

Dès le principe, ils furent convoqués en réunion générale avec le Comité deux fois par an.

Les Commissaires de charité actuels sont : MM. Bloch (Isaïe), Brunschwig, Cahen (Joseph), Cahen (Julien), Cahen (Fromenthal), Cohn (Henri), Cremnilz (Arthur), Deitz, Durlacher (Armand), Durlacher (Nathaniel), Fleur (instituteur consistorial), Gaertner, Haas, Haas aîné, Heymann (instituteur communal), Israël (instituteur communal), Jacob (Edouard), Klein, Edmond-Benoît Lévy, Lévy (jg^cob), Lévy (Salomon), Lévy (Léon), Levylier, Schneider (instituteur consistorial), Siesbye, Weill (Jules), Weill (N.), Weill-Vite, ’^Y^ener, Wogue (Alphonse), Wolf (Emmanuel).

Comité et participèrent, chacune dans la limite de ses moyens, à la mission de bienfaisance qui leur était échue.

Une ère nouvelle s’ouvrit alors pour la Société de secours et d’encouragement. Les recettes et les dépenses qui jusqu’en 1839 avaient rarement atteint la somme de 20,000 francs s’élevèrent graduellement depuis 1842 pour prendre, à compter de 1852 L un essor plus considérable encore. Aucun obstacle n’arrêta, dès lors, la Société de secours qui, instituée uniquement d’abord dans le but strict d’assister les malheureux, put, grâce aux œuvres successivement fondées, étendre peu à peu cette assistance du berceau à la tombe : il arriva ainsi à nourrir, chauffer, instruire, habiller les indigents, à donner un asile aux orphelins, un abri aux malades et aux vieillards, et à les couvrir encore de son égide pour leur assurer l’éternel repos.

Si l’on doit convenir que les développements successifs du Comité sont l’œuvre des nécessités et du temps, il est juste aussi — ici plus que partout ailleurs — de reconnaître la part que les hommes ont prise à la marche et à la prospérité de la Société de secours. Les Isaac Simon, les Hatzfeld, les Baruch Weill, les Salomon Alkan, les Benoît Cohen et les Albert Colin particulièrement — pour ne citer que ceux dont on peut aujourd’hui juger l’œuvre avec impartialité — ont tous, comme présidents du Comité de bienfaisance, apporté leur pierre à l’édifice commun.

« Ceux qui nous ont précédés ont fait largement leur devoir et nous ont ouvert la voie, a dit un jour

^ De 1845 à 1876, le Conseil municipal de Paris alloua une subvention au Comité.

LE LIVRE d’or DU COMITÉ loi

M. Zadoc Kahn, Grand-Rabbin de Paris. Accordonsleur un pieux souvenir. » Et il ajoutait : « La Communauté de Paris est une des plus jeunes parmi les grandes communautés de l’Europe; elle lîe compte même pas un siècle d’existence. Et pourtant à voir les nombreuses et admirables institutions dont elle s’honore, qui sont nées dans son sein comme une génération spontanée, et qui, malgré leur peu' de durée, ont déjà pris un si grand développement, ne dirait-on pas qu’elle a de longs siècles derrière elle et que le temps lui a été un puissant auxiliaire ? A défaut de temps, elle a eu à son service un grand fouds de dévouement, un amour éclairé du judaïsme, une charité inépuisable, le désir et le sens du progrès. Ce sont autant de forces d’une rare fécondité, capables d’enfanter des prodiges L »

Combien d’événements cruels n’attestent-ils pas cette persévérance et cette presque unanimité dans la charité ! Aussi, serait-il impossible de citer ici tous ceux qui, compatissant aux souffrances des malheureux et mus par un sentiment religieux, apportent au Comité de bienfaisance leurs généreuses offrandes

‘ Compte rendu general des travaux du Consistoire, 1877. Discours de M. Z. Kahn, Grand-Rabbin de Paris, à l’assemblée générale delà Communauté, le 9 mai 1876.

® Cependant ce serait une ingratitude que de pas signaler d’une façon particulière la famille de Rothschild qui, -depuis soixantedix ans, a contribué tant et de si diverses façons à la prospérité des œuvres de bienfaisance de la Communauté de Paris. Ses fondations qui, en 1850, s’élevaient à 13,500 francs, et atteignaient, eu 1858, le chiffre de 31,600 francs, peuvent être évaluées aujourd’hui à 150,000 francs envirou. Et nous ne comptons ici ni les lits fondés à l’Hôpital, ni l’entretien de l’Orphelinat par la Baronne Douairière de Rothschild ; ni la fondation de l’école de la rue Claude-Bernard par le baron Gustave de Rothschild , ni la création d’une caisse de retraite

Si le livre de la misère compte de nombreux feuillets, le Livre d'or des bienfaiteurs n‘en compte assurément pas moins. Il suffira pour s’en convaincre

et ce sera le résumé naturel de cette étude — de constater que les dépenses et les recettes de la Société de secours, qui, en 1809, étaient d’une dizaine de mille francs par an, ont dépassé cinq cent mille francs en 1883 1. — Ces chiffres sont certes une douloureuse constatation de la misère à Paris; mais ne sont-ils pas d’autre part un commentaire réconfortant de la bienfaisance et de la générosité des Israélites parisiens? Ne disent -ils pas enfin combien est grand le dévouement de ceux qui ont accepté la mission d administrer un ensemble aussi admirable d’œuvres de charité?

pour les instituteurs consistoriaux par la baronne Gustave de Rothschild ; ni enfin les dons faits par tous les membres de cette famille, qui saisissent, avec un pieux empressement, toutes les occasions de contribuer a la prQspérité de, la Communauté de Paris.

Pour une période de dix ans, de 1809 à 1819, les recettes furent de 100,351 fr. 67 et les dépenses de 100,449 fr. 88

pour 1819-1822 . 30,886

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APPENDICE

Pièce n° 1.

Comjjosition du Comité d&puis 1809.

24 octobre 1809 :

Levy Alvarès,

Mayer Bing,

Manus Polack,

Goudchaux Halphen,

Lion Abraham,

Moyse Sehoubach,

Isaac Simon

Baruch Weill, receveur

28 octobre 1809 :

Isaac Simon, do3mn d’âge, est nommé Président.

11 novembre :

John M. Hatzfeld.

28 février 1810 :

Abraham Lévy Salvador.

7 mai :

Lyon Lan.

20 septembre :

S. M. Oppenheim.

19 mars 1811 :

Wiltersheim.

'• Le receveur n’était pas membre du Comité.

26 mars :

J.-M. Hatzfeld est nommé président, en remplacement de Isaac Simon, démissionnaire.

28 janvier 1812 :

Grand Rabbin de Cologna, Grand Rabbin Deutz, Salvador Ravel.

6 janvier 1813 :

Baruch Weill.

7 mars :

Benjamin Patto,

N^olf Hirsch,

Moses Vieyra Molina.

17 janvier 1816 :

E. Mayer JDalmbert,

Michel Abraham,

Salomon Alkan,

M. Spire.

4 février 1816 :

Baruch Weill est nommé président en remplacement de J.-M. Hatzfeld, démissionnaire.

APPENDrCE

31 mai 1820 :

S. Alkan est nommé président en remplacement de Baruch Weill, nommé membre du Consistoire.

25 mai 1825 :

Mayer Lion Abraham.

22 juin :

Salomon Lévi Roulingen.

G juillet 1825 :

Léon Lecerf,

Abraham Halphen.

27 décembre 182G :

Démission de M. le Grand- Rabbin de Cologna.

13 mai 1829 :

Michel Goudcbaux.

3 février 1830 :

Sliébel,

Mayer Abraham,

Michel Weill,

Benoît Coben,

Jacob Bing,

Abraham Mars.

30 mai 1832 :

Benoît Cohen est nommé viceprésident.

23 féviier 1834 :

M. Weill.

19 août 1835 :

G. Baruch Weill,

29 octobre 1837 :

Jules Simon,

Gustave Halphen,

Prosper Monleaus, Neuburgcr,

Bolwiller,

D‘' Haas, ,

Raphaël Jeramec.

28 novembre :

Félix Bernheim.

14 janvier 1838 :

S. Munk,

Oppenheimer.

13 avril 1838 ;

Démission de M. Alkan L 19 avril :

Benoît Cohen est nommé président ; Bolwiller, viceprésident, et Jéramec, secrétaire.

6 février 1839 ;

Réorganisation du Comité.

Membres titulaires :

Marchand Eunery, Grand- Rabbin.

Benoît Coben, ^

Elle Halphen,

Jéramec,

Abraham Marx,

Michel Weill,

D** Haas,

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