DE DION ET DE LA FILLE DU ROI
Le roi est lA-haul sur ses ponts
Qui tient s'a fille en son giron ; (»)
C'est en lui parlant de Dion.
Ma fiUe, n*aimez pas Dion, Car c est un chevalier félon ; C'est le plus pauvre chevalier.
Qui n a pas cheval pour monter.
— J*aime Dion , je Taimerai Plus que la mèr* qui m*a portée ; Plus que vous, père, qui parlez, J*aime Dion , je Taimerai !
(0 Un vers manque.
Le roi appdle ses geôliers :
— Vite, ma fille emprisonnei Dans la plus haute de mes tours , Qu'eir n*y voye ni soleil ni jour !
EUe y fut bien sept ans passés Sans qu* son pèr* vint la visiter; Et quand i* y eut sept ans passés, •Son père la fut visiter.
— Eh bien ! ma fill\ comment qu ça va P
— Hélas I mon pèr\ ça va fort mal.
J*ai un côté dedans les fers
Et Tautr qu*est rongé des vers !
-* Ma fille, n*aimei pas Dion, Car c*est un chevalier felon ; C*est le plus pauvre chevalier.
Qui n*a pas cheval pour monter.
— J*ainie Dion, je Taimerai Plus que k mèr qui m*a portée.
Plus que vous, père, qui pariez, J*aime Dion, je Taimerai I
Le roi rappelle ses geôliers :
-* Vite, ma fille emprisonnez Dans la plus haute de mes tours , Qu*d[le n*y voye ni soleil ni jour !
Le beau Dion passa par là ; Un mot de lettre lui jeta, Ou il y a dessus écrit :
«-« Faites-vous morte enseveli*.
4ili4
La belle n y a pa» mMiq«é, , : • S*est fait morte en terre p^ler»
Les prèt*s vont devant en «hantent^.
Son père derrière en j^urant^. • '
Le beau Dion pàaaa par* là; — Arrête», prêt g, arrète<)àrl Encore unelbift * j<5 verrai * - M*amie que j*ai tant aimées
Il tira se» créant d*or fth , .
Et déoousit le drap de i^v • La belle un soupir eê pottss^, ■ Un doux- rire lui a jeté:
— Mariez, prèt*s,i^rîev-l6sl * ' Car jamais ne se qoittlerBient^' El quand ib durent mairsiét^ , Tous les dieux ils s'etii âonilalléaj
Ils y fur nt Mon eia^ qu six iienea ' Sans 8*élre>ditMn môtioiydauoi, ' > - • ^ Sinon qu*- lai belle lai ^ 4iU^ — Mon Die a, Dion/quo j*ti gratîd faiml
IG
Mon Dieu, Dion, qtte j*«i jfnii^ feiuxl » • J y mang nlia Tokm^ers «ibta poing I '
— Manget^^^bèiie/ Vôtre )k)ki|f.
Car plus^kieimangpèresde'painl ' >
Ils y fur nt bien'siv'ou sept<lie(iês, ' Sans s*ê(re dit ua'fiOotoli^deût, Sinon qu* la belle là^à'diti '
— Mon Dieu, ©îon, quë.j ai^rvnd éoif I
Mon Dieu, Dion, que j*aî grand soif!
J*y boirais volontiers mon sang !
— Buvez-y, belle, votre sang.
Car plus ne boires dé vîn Uanc.
Il y a là-bas un vivier Où quinze dani*s se sont baignées , Où quinze dam*s se sonit noyées, £t vous la. seizième ferez.
Et quand ils furent au vivier, Lui dit de sie désbabiller.
— C* n*est pas Tbonneur des ch' valîers D* voir les dam*s s* désbabiUer.
Mettez votre épée sous vos pieds.
Voire maifteau devant votr*'nez.
Et tournes-vous vera ie vivier.
Mors je me déshabilFrai.
• * Il mit son épée sous ses pieds ,
Et son manteau devant son nez.
Et s*est tourné vers.ie>rivier;
La beir, par derrièr*, Ta poussé.
— - Tenez, la beU\ voici les clefs De mes cbâteaux , de mes contrées.
— Je n*ai que faire de vos clefs, J*y trouverai des serruriers.
La'beir, que diront vos amis, D*avoîr noyé votre mari i
— Je dirai à tous mes amis:
C quil a voulu m* fair', je lui fis.
Il y a des récits populaires dont l'effet, au lieu d*ètre tragique, est gracieux; tels sont les suivants, recueillis par M. de Corcelle.
A Nantes, à Nantes sont arrivés Trois beaux bateaux chargés de bleds,
La tira Ion la, Ion latira, la tira Ion la, Ion latira.
Trois beaux bateaux chargés de bleds.
Trois dames sont venues les visiter, La tira. Ion la, etc.
Trois dames sont venues les visiter.
— Marchand, marchand, combien ton bled?
La tira, ion la, etc.
Marchand, marchand, combien ton bled ?
Je r vends dix-huit francs la pairée,
La tira , Ion la . etc.
Je r vends dix-huit francs la pairée.
— Ce n*est pas cher si c*est bon bled. La tira , Ion la , etc.
Ce n*est pas cher si c*est bon bled.
— Mesdames,, entrez, vous le verrez, La tira. Ion la, etc.
Mesdames, entrez, vous le verrez.
La plu^ jeune a le pied léger, La tira , ion la , etc.
La plus jeune a le pied léger,
Dedans la barque elle a sauté
La tira. Ion la, etc.
Dedans la barque elle a sauté
Les mariniers ont d(^rivé.
La tira. Ion la, etc.
Les mariniers ont dérivé.
— A terre, à terr , bons marinîefsl
La tira, Ion la, etc.
A terre, à terr , bons mariniers I Car j*entends ma mèr* m* appeler, La tira, ion la, etc.
Car j*entends ma mèr* m'appder ; Mes petits enfants vont crier I La tira, Ion la, etc.
Mes petits enfiints vont crier I — Taisez-Yoas, la bell*, tous mentes, La tira, Ion la, etc.
Taisez-Tous, la beli\ tous mentez.
Jamais enfant n*avez porté.
La tira. Ion la, etc.
Jamais enfant n'avez porté . • • S*il plait à Dieu vous en aurez , La tira. Ion la, etc.
S*il plait i Dieu vous en aurez.
Avec un brave marinier, La tira. Ion la, etc.
Avec un brave marinier.
Qui portera chapeau brodé , La tira, Ion la, etc.
Qui portera chapeau brodé , Et puis Tépée à son côté, La tira. Ion la, etc.
Et puis Tépée à son côté, Un pantalon tout goudronné , La tira Ion la, Ion latira, la tira Ion la, ion la tira.