CHANSONS SATIRIQUES
Elles forment une partie importante du génie poétique de nos pères. Ceux qui recueilleront les compositions de ce genre feront bien de noter les circonstances dans lesquelles elles se sont produites et d'expliquer les allusions qu elles peuvent renfermer.
Ces chansons ont pour objet, soit des événements ou des pei^onnages publics, soit des aventures particulières.
 cette dernière classe appartiennent les couplets populaires chantés dans les charivaris.
Les chansons et noëls satiriques abondent dans l'histoire de la vieille France; mais peu de ces chansons furent véritablement populaires. Leur popularité était A la cour et dans les salons, plutôt que dans les champs ou dans la rue. Cependant elles y airivaient, et devront être admises quand leur diffusion dans toutes les classes de la société sera attestée par Thistoire ou rendue probable par la tournure vraiment populaire des couplets.
On trouve quelques-unes de ces chansons éparses dans le vaste recueil
^*) Lettres sur l'origine de la chouannerie et sur les chouans du has Maine, par 3. Dttcbemia-Desce* peaux; Paris, a vol. in-8% 1835-1827, t. II, p. iSil
connu sous le nom de Collection Maurepas. En voici deux exemples; le premier se rapporte au siège de Lérida, le second au duc de Villeroi, sous Louis XIV :
Ils reviennent nos guerriers [bis].
Fort peu chargés de lauriers ; La couronne en est trop élevée.
Lère la 1ère lanière
LèreHa lé lérida.
' La prudence de VîUerov
A sauvé le royaume ; Il a fort bien servi le roi ,
Mais c*est le roi Guillaume.