‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 130 sur 196 · FABLIAUX · texte numérisé non relu

FABLIAUX

Peut-être avons-nous assez et trop de fabliaux ; car on ne trouverait pas facilement chez aucun autre peuple cette surabondance de contes rimes, qui sont allés tour à tour amuser toutes les nations de l'Europe, et qui, chez nous, remontent au moins jusqu'aux premières années du xil* siècle. Cependant il ne faudrait point négliger de recueillir ceux qui offriraient encore quelque originalité. U est bon surtout de faire attention aux contes en

vers latins ou même en prose latine, dont les auteurs de nouvelles italiennes n*ont pas moins profité que de nos contes en langue vulgaire , et où se retrouvent, comme on pourrait en foulnir aujourd'hui la preuve, prescpie tous les contés de Perrault. Quelques-uns sans doute sont venus de plus loin, puisqu'il y en a qui ont une origine indienne; mais il est toujours intéressant de les suivre dans les diverses formes qu'ils ont pu prendre à travers les siècles.

Nous ne saurions donc, ni pour ce genre, ni pour aucun autre, fixer d'avance le point où il faut s'arrêter. Les explorateurs des anciens manuscrits n'ont pas besoin que nous renfermions pour eux dans des limites fixées d'avance tous les caprices du génie poétique de nos pères; et nous voudrions l'essayer, qu'il resterait toujours quelque chance à l'imprévu. Cependant, pour appeler un moment la curiosité et les recherches des corres* pondants sur le genre dramatique, dont le début en France est maintenant mieux étudié qu'autrefois, nous leur ferons part d'un projet du Comité.

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